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Arc de triomphe (Montpellier)

porte d'apparat historique de Montpellier, France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arc de triomphe (homonymie).
Arc de triomphe
Arc de triomphe Montpellier.jpg
L'arc de triomphe ou porte du Peyrou.
Présentation
Type
architectes
Construction
1691
Propriétaire
propriété de la commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Coordonnées
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L'arc de triomphe de Montpellier est un monument érigé en 1691 par Augustin-Charles d'Aviler, architecte de la province du Languedoc, sur des dessins effectués par François II d'Orbay[1].

Cette porte d'apparat symbolise la puissance de la royauté pour accéder à la statue équestre dédiée à la gloire du roi Louis XIV. Elle s'inspire fortement de celle de Saint-Martin à Paris[réf. nécessaire]. Dans la continuité et comme la Promenade du Peyrou, l'arc de triomphe est classé monument historique en 1954[2].

Sommaire

Généralités, dimensionsModifier

La construction de l'Arc de triomphe de Montpellier coûta 11 850 livres à la ville. Construit sur un des points les plus hauts de la ville à une altitude de 52 mètres, il donnait accès au Puy d'Arquinel, lieu « pierreux » appelé Peyrou. Avant sa construction, un pont-levis permettait de franchir un fossé qui délimitait les remparts de la « commune clôture ». Il y a aujourd'hui un pont de pierre de 28 mètres de large remplaçant cet ouvrage. Bien que plus petit que la porte Saint-Martin de Paris, il mesure tout de même 15 mètres de haut et 18 mètres de large. Son portique a une ouverture de 4,70 mètres et une hauteur de 7 mètres. Il a fallu pour sa construction l'extraction de plus de 120 m3 de pierres, pour la plupart venant des garrigues, notamment les carrières, des environs de Montpellier et de Pignan, Saint-Jean-de-Védas, Pondres (sur la commune de Villevieille) ou encore Saint-Geniès-des-Mourgues.

DédicaceModifier

 
Détail des inscriptions de l'arc de triomphe.

Cet arc de triomphe porte l'inscription suivante : « Ludovico magno LXXII annos regnante dissociatis repressis conciliatis gentibus quatuor decennali bello conjuratis pax terra marique parta 1715 », ce qui se traduit par : « Louis le Grand, dont le règne dura soixante-douze ans, a apporté la paix sur terre et sur mer après avoir séparé, contenu et s'être attaché à des peuples alliés dans une guerre de quarante années ».

À noter la présence de quatre médaillons allégoriques à la gloire du « Grand » roi dont celui représentant la révocation de l'Édit de Nantes (qui avait assuré une certaine liberté religieuse aux protestants entre 1598 et 1685, puis a été supprimé), épisode tragique et douloureux tant sur le plan local que national.

Notes et référencesModifier

  1. Léon Charvet, Lyon artistique : Architectes : notices biographiques et bibliographiques avec une table des édifices et la liste chronologique des noms (Biographies), Lyon, Bernoux et Cumin, , ill. et portraits, IX-436 p., gr. in-8° (OCLC 3422208, notice BnF no FRBNF34216528, SUDOC 018301657, présentation en ligne, lire en ligne), p. 272 (consulté le 10 octobre 2018)
  2. « Promenade du Peyrou (ensemble monumental de la) », notice no PA00103609, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier