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Anne-Laure Liégeois est metteuse en scène de théâtre. Elle signe aussi la scénographie et les costumes de ses spectacles. Elle s’intéresse particulièrement dans ses créations au thème du pouvoir et du jeu des corps[1].

Sommaire

BiographieModifier

En 1992, Anne-Laure Liégeois traduit le Festin de Thyeste de Sénèque en conclusion de ses études de Lettres anciennes et l’adapte pour la scène[2].

Jean-Claude Penchenat du théâtre du Campagnol lui ouvre l’espace de son Centre dramatique pour réaliser ses premiers travaux. Sa compagnie prend le nom du Théâtre du Festin[2]. En 1992, elle crée Le Fils de Christian Rullier qui est représentée avec 50 comédiens dans une caserne désaffectée à Ris-Orangis. C’est son premier spectacle déambulatoire. Embouteillage (2000) ou Ça (2005) illustreront son goût pour ce type d’expériences théâtrales[3].

En 2003 elle est nommée à la direction du centre dramatique national de Montluçon (qu'elle nomme Le Festin, aujourd'hui renommé Le Fracas) qu’elle quitte en 2011 à la fin de ses trois mandats. Elle reprend alors son activité en dirigeant la Compagnie Le Festin[4].

Depuis 2012, elle travaille à des spectacles de sortie d'écoles nationales de théâtre et inclut régulièrement dans ses pièces de nombreux jeunes comédiens. Elle a aussi travaillé avec la Manufacture en Suisse et des écoles nationales en Belgique. Elle intervient à Sciences Po[5].

Elle commande régulièrement des textes à des auteurs et est présente dans de nombreux comités de lecture[6]

Anne-Laure Liégeois est artiste associée au Volcan, scène nationale du Havre[1].

En janvier 2012, elle est nommée au grade de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres [7].

En juin 2013, elle reçoit le prix SACD de la mise en scène[8].

Mises en scèneModifier

Ses mise en scènes font autant appel à des textes contemporains (Patrick Kermann, Pierre Notte, Rémi De Vos, Noelle Revaz, Roland Dubillard, Georges Perec, David Lescot....) qu’à ceux d’auteurs du Répertoire (Molière (Don Juan), Euripide (Electre), Marivaux (La Dispute), Sénèque (Médée), Christopher Marlowe (Edouard II), John Webster (La Duchesse de Malfi), Shakespeare (Macbeth), Cervantès (Don Quichotte), Lenz (Les Soldats)...).

Son travail d’écriture pour la scène l’associe régulièrement à des équipes auteurs qu’elle inclut dans des formes composites (Ça, Embouteillage, Karaoké...), ou dans la commande de travaux avec contraintes d’écriture imposées : nombre d’interprètes, thème, décor (Rencontres de Hérisson 2007-2011).

Elle a traduit pour les jouer : Sénèque, Euripide, Marlowe et Webster. En 2012, elle est citée dans l’ordre des Chevaliers des Arts et Lettres. Elle reçoit en 2013 le prix Sacd pour la mise en scène.

Entre 2010 et 2013, elle crée à La Comédie Française, Burn Baby Burn de Carine Lacroix, Le bruit des os qui craquent de Suzanne Lebeau, Une Puce, épargnez-la de Naomi Wallace (entrée au Répertoire), La Place Royale de Corneille.

Elle a traduit pour les jouer : Sénèque, Euripide, Marlowe, Webster, Lenz.

Elle a mis en scène, avec le Centre lyrique Clermont-Auvergne, Le Téléphone de Menotti, Le secret de Suzanne de Wolf-Ferrari, Rita de Donizetti, Un mari à la porte d’Offenbach et Acis and Galathea de Haendel. Avec Musiques Nouvelles et le Manège-Mons La Toute Petite Tétralogie, livret de Michel Jamsin et commande à quatre compositeurs : Jean-Paul Dessy, Stéphane Collin, Raoul Lay et Pascal Charpentier. Elle a souvent fait participer à ses mises en scène des chanteurs et des musiciens.

En 2014, elle a créé Macbeth[9] de Shakespeare. Les Époux[10] de David Lescot qu’elle a mis en scène en 2015, notamment avec Olivier Dutilloy, sera présent sur plusieurs scènes cette saison 2015-2016, ainsi que The Great Disaster[11] de Patrick Kermann.

SpectaclesModifier

RéférencesModifier