Amaranthe Roulliet

peintre et lithographe français

Amaranthe Rouillet, né Nicolas Pierre Amaranthe Roulliet le à Verosvres et mort le (à 78 ans) à Garches, est un peintre de paysages et lithographe français.

Amaranthe Roulliet
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GarchesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Enfant

BiographieModifier

Amaranthe Roulliet est le fils d'un négociant lyonnais, propriétaire du château du Terreau.

Élève des Beaux-Arts de Lyon de 1822 à 1831, il expose en 1835 à Valenciennes, au salon de Lyon à partir 1836, ainsi qu'au salon de Paris, neuf fois de 1831 à 1842 et encore de six fois en trente-huit ans, jusqu'en 1880[1].

En 1838, il propose, à Lyon, un procédé pour reproduire exactement les paysages, en calquant les points marquants au fusain sur un écran de gaze, et en reportant, par pression, ces marques sur le papier[2]. C'est, avec fort peu de modifications, l'écran portant un voile qu'Alberti a promu au XVe siècle pour définir la perspective[3]. Rouillet reçut une récompense officielle pour son « invention », mais celle-ci, qui ne dispense pas de savoir dessiner, n'eut que peu de succès, et ne pouvait en tous cas survivre à celle de la photographie, qui lui est contemporaine.

Dans les années suivantes, il publie des manuels de dessin, comportant des planches à copier, et utilisant ou non son procédé. Il finit sa vie dans une certaine aisance, habitant dans sa vieillesse chez son fils Antony, avocat et publiciste, puis dans un chalet qu'il possède à Buzenval[4].

ŒuvreModifier

PublicationsModifier

  • Principes de dessin, 1857
  • Nouveaux principes de dessin, 1863
  • Le jaquotot des amateurs de peintures de sèvres, ou abrégé élémentaire de la peinture sur porcelaine, contenant 12 modèles de divers genres peints sur porcelaine, dessinés sur pierre
  • Le Géricault des ateliers, ou, Abrégé élémentaire du dessin pour l'étude des chevaux: contenant 20 planches de principes progressifs à l'usage des élèves
  • L'Isabey de l'amateur des Beaux-Arts, ou abrégé élémentaire de l'art de peindre l'aquarelle et la miniature, 1836
  • Le Girodet des Collèges, ou abrégé élémentaire du dessin, 1836
  • Premiers éléments de dessin, 1835
  • Le Bonington, premières études du dessinateur de monuments et ruines... d'après les dessins de Bonington et Boys
  • Nouveaux principes du dessin, division de la tête et principes académiques, Paris:Susse, 1863.

Notes et référencesModifier

  1. Bellier de la Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'École française.
  2. « Lyon », L'art en province,‎ , p. 208 (lire en ligne) ; Richard Cortambert, « La science dans l'art », Les Beaux-Arts, Paris,‎ , p. 15-16 (lire en ligne). Madame Cavé, Le dessin sans maître, Paris, , p. 8 décrit le procédé et précise que le matériel était en vente à Paris.
  3. Avigdor Arikha, Peinture et regard, Paris, Hermann, , p. 11-12 « à propos du velo d'Alberti ».
  4. Jugement du litige à propos du testament, 1890.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Jean François Noël, L'ombre et la lumière : mémoires d'un bourgeois de Dombes (présentation et notes de Denis Jeanson ; ill. d'Amaranthe Roulliet), Tours, D. Jeanson, 1988
  • Élisabeth Hardouin-Fugier, Étienne Grafe, La peinture lyonnaise au XIXe siècle, Éditions de l'amateur, 1995
  • Les Salons retrouvés: éclat de la vie artistique dans la France du Nord, 1815-1848, vol. 2, 1993
  • Richard Cortambert, « La science dans l'art : Nouveaux principes de dessin, par Amaranthe Roulliet », Les Beaux-arts. Revue nouvelle,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier