Accords de Dayton

Les accords de Dayton, signés le à Paris, mettent fin aux combats interethniques qui ont lieu en Bosnie-Herzégovine.

Bien que signés à Paris, ils ont gardé le nom de « Dayton » car l'essentiel des négociations se sont déroulées en de la même année sur une base militaire près de Dayton aux États-Unis.

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Division de la Bosnie-Herzégovine telle que prévue par les accords de Dayton.

Du au , sur la base aérienne de Wright-Patterson, près de Dayton, dans l'Ohio, aux États-Unis, se déroulent des négociations visant à mettre fin à la guerre de Bosnie-Herzégovine qui ravage depuis trois ans l'ancienne république yougoslave. Les principaux participants sont les présidents serbe (Slobodan Milošević), croate (Franjo Tuđman) et bosnien (Alija Izetbegović), ainsi que le négociateur américain Richard Holbrooke assisté de Christopher Hill. Les accords de Dayton prévoient une partition de la Bosnie-Herzégovine à peu près égale entre la fédération de Bosnie-et-Herzégovine (croato-bosniaque) et la république serbe de Bosnie (serbe), ainsi que le déploiement d'une force de paix multinationale, l'IFOR : un système de gouvernance tripartite complexe permet de conserver l'intégrité territoriale de la Bosnie, laissant une large autonomie aux entités croato-musulmane d'une part et serbe d'autre part.

Bien que formellement signés à Paris le , ces accords sont passés à l'histoire sous le nom d'accords de Dayton[1]. Selon l'historien Tony Judt, l'insistance française pour accueillir la cérémonie de signature « ne fit qu'attirer l'attention sur la réticence antérieure de la France à agir contre les Serbes[2] ».

Notes et référencesModifier

  1. « Les Accords de paix de Dayton (Paris, 21 novembre 1995) », Centre virtuel de la connaissance sur l'Europe.
  2. Tony Judt, Après-guerre : une histoire de l'Europe depuis 1945, Éd. Grand Pluriel, 2005, p. 790 (ISBN 978-2-01-279460-3).

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