Abel Pavet de Courteille

orientaliste français, spécialisé dans l'étude des langues turques

Abel Jean Baptiste Michel Pavet de Courteille, né le à Paris, mort le également à Paris, est un orientaliste français, spécialisé dans l'étude des langues turques.

Abel Pavet de Courteille
Image dans Infobox.
Caveau familial de la famille Pavet de Courteille. Cimetière du Père-Lachaise, 44e division, ligne 5.
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Père-Lachaise - Division 44 - Pavet de Courteille 01.jpg
Vue de la sépulture.

CarrièreModifier

Par sa mère, Sophie Silvestre (1793-1877), il était le petit-fils d'Antoine-Isaac Silvestre de Sacy. Il enseigna le turc au Collège de France, comme professeur extraordinaire en 1854, puis comme titulaire d'une chaire ordinaire en 1861. En 1873, il succéda à Emmanuel de Rougé à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il était également membre de la Société asiatique. Il orienta la turcologie vers l'étude des langues d'Asie centrale et est l'auteur d'un dictionnaire du turc oriental et de plusieurs éditions et traductions de textes.

Il assiste le à la fondation de l’Œuvre des Écoles d’Orient[1] plus connue actuellement sous le nom de L’Œuvre d’Orient[2], il fut membre de son 1er Conseil général[3] du .

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (44e division, ligne 5)[4].

PublicationsModifier

  • Dictionnaire turk-oriental, destiné principalement à faciliter la lecture des ouvrages de Bâber, d'Aboul-Gâzi et de Mir-Ali-Chir-Nevâï, Paris, Imprimerie impériale, 1870 (562 pages).
  • (avec Abdolonyme Ubicini) État présent de l'Empire ottoman : statistique, gouvernement, administration, finances, armée, communautés non musulmanes, etc., d'après le Salnâmèh (Annuaire impérial) pour l'année 1293 de l'Hégire (1875-76) et les documents officiels les plus récents, Paris, J. Dumaine, 1876.

Éditions et traductions de textesModifier

  • Conseils de Nabi Efendi[5] à son fils Aboul Khair, publiés en turc avec la traduction française et des notes, Paris, Imprimerie impériale, 1857.
  • Histoire de la campagne de Mohacz, de Kemal Pacha Zadeh[6], publiée pour la première fois avec la traduction française et des notes, Paris, Imprimerie impériale, 1859.
  • Mémoires de Baber (Zahir-ed-Din-Mohammed), fondateur de la dynastie mongole dans l'Hindoustan, traduits sur le texte djagataï, Paris, Maisonneuve, 1871.
  • Miràdj-Nàmeh, publié d'après le manuscrit ouïgour, traduit et annoté, Paris, E. Leroux, 1882.
  • Tezkereh-i-Evliâ. Le Mémorial des Saints, traduit sur le manuscrit ouïgour de la Bibliothèque nationale, Paris, 1889-90 (2 vol.).
  • (avec Charles Barbier de Meynard) Maçoudi. Les Prairies d'or, texte arabe et traduction française, Paris, Imprimerie impériale (nationale), 1861-77 (9 volumes[7] ; collection d'ouvrages orientaux publiée par la Société asiatique).

Notes et référencesModifier

  1. https://www.oeuvre-orient.fr/wp-content/uploads/LE-CINQUANTENAIRE-DE-LŒUVRE-DES-ECOLES-DORIENT.04.07.2017.pdf
  2. https://oeuvre-orient.fr
  3. Voir le 1er fascicule de l’Œuvre des Écoles d’Orient publié à Paris, le mentionnant la composition de son 1er Conseil Général
  4. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 271
  5. Nabi Efendi (° 1642- † en 1712 à Alep), plus grand poète turc de son temps, apprécié notamment par le sultan Moustapha II, auteur d'un Divan et d'un recueil de lettres.
  6. Kemal Pacha Zadeh († 1534), chroniqueur et poète, auteur d'un récit de la campagne de Soliman le Magnifique qui aboutit à la bataille de Mohacz (1526).
  7. Il s'est occupé des trois premiers volumes.

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