3e flotte (Marine impériale japonaise)

3e flotte
Création
Dissolution
Pays Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Branche Naval Ensign of Japan.svg Marine impériale japonaise
Guerres Guerre russo-japonaise
Première Guerre mondiale
Guerre sino-japonaise
Seconde Guerre mondiale
Commandant historique Kataoka Shichirō

La 3e flotte (第三艦隊, Dai-san Kantai?) était une flotte de la Marine impériale japonaise active de 1903 à 1944 et dissoute à six reprises durant cette période.

HistoireModifier

Guerre russo-japonaiseModifier

Elle est créée le par le quartier général impérial en tant qu'unité administrative pour gérer les navires jugés obsolètes pour les opérations de combat de première ligne. Ces navires étaient principalement utilisés pour les formations et les patrouilles côtières. La 3e flotte appuie la flotte combinée lors de la guerre russo-japonaise en . Bien qu'initialement considéré comme désuet (surnommé ironiquement « flotte de dinosaures »), la 3e flotte apporte un soutien qui se révèlera décisif pendant la bataille de Tsushima et l'invasion de Sakhaline, avant d'être dissoute une première fois le .

Flotte du sud de la ChineModifier

La flotte est réactivée le en tant que force expéditionnaire pendant la révolution chinoise pour protéger les intérêts japonais sur le continent chinois et (si nécessaire) pour effectuer une évacuation d'urgence. Elle a été surnommé « flotte du sud de la Chine », son théâtre d'opération principale étant la mer de Chine méridionale. Ses croiseurs patrouillèrent dans le fleuve Yangtsé et dans d'autres grands fleuves en Chine, son siège étant dans la concession japonaise à Shanghai. Elle fut dissoute le .

Première Guerre mondialeModifier

La 3e flotte est reconstituée le jour-même de la dissolution de la « flotte du sud de la Chine ». Elle sert initialement de force de formation pendant la Première Guerre mondiale selon les termes de l'Alliance anglo-japonaise. Lors de la révolution russe, la 3e flotte patrouille au large des côtes de la Russie pour soutenir l'intervention en Sibérie par les forces terrestres japonaises appuyant les forces anti-bolchevik. La 3e flotte est finalement dissoute le au cours duquel bon nombre de ses navires ont été mis au rebut selon les termes du Traité naval de Washington.

Première flotte expéditionnaire de ChineModifier

La 3e flotte est de nouveau réactivée le après avoir construit dans l'urgence de nouvelles forces navales quelque temps après la guerre de Shanghai. Cette accumulation de force est divisée en trois flottes expéditionnaires distinctes, constituées principalement de croiseurs et de canonnières patrouillant au large des côtes et dans les fleuves chinois pour soutenir les débarquements des forces terrestres japonaises. Avec le déclenchement de la Seconde guerre sino-japonaise, la 3e flotte sert d'appuie de la China Area Fleet (en). Bien qu'une nouvelle fois dissoute le , certaines structures d'organisation et de commandement des forces terrestres sous l'égide de la première flotte expéditionnaire de Chine restent actives jusqu'en .

Flotte expéditionnaire du SudModifier

Recréé une fois de plus le , elle est cette fois renommée « flotte expéditionnaire du Sud », ayant pour mission l'invasion des Philippines. Lors de l'attaque sur Pearl Harbor, son quartier général est basé à Palaos. Sa mission est ensuite élargie à l'invasion de Java, Bornéo et des îles des Indes orientales néerlandaises. Elle est remplacé par la 2e flotte expéditionnaire du Sud sous l'égide de la Southwest Area Fleet le .

Seconde guerre mondialeModifier

Elle est reformée pour la sixième (et dernière) fois le après la désastreuse bataille de Midway, en tant que force d'intervention composée de porte-avions d'escorte. Centrée notamment sur les nouveaux porte-avions Shōkaku et Zuikaku, la flotte joue un rôle important lors de la victoire à la Pyrrhus à la bataille des îles Santa Cruz, au cours duquel le porte-avions américain USS Hornet a été coulé au prix de nombreuses pertes japonaise.

Après le mois de , la 3e flotte fusionne avec la 2e flotte dans une 1re Flotte Mobile et subie des pertes désastreuse pendant la bataille de la mer des Philippines.

Avec la perte de 4 porte-avions lors de la bataille du Cap Engaño la 3e flotte est officiellement dissoute le .

Commandants de la 3e flotteModifier

Commandant en chef

Rang Nom Dates
1 Amiral Kataoka Shichirō
X Dissolution
1 Amiral Murakami Kakuichi
2 Amiral Arima Ryōkitsu
3 Amiral Teijiro Kuroi
4 Amiral Kaneo Nomaguchi
5 Amiral Kozaburo Oguri
6 Amiral Kantarō Suzuki
7 Vice-amiral Naoe Nakano
X Dissolution
1 Amiral Kichisaburō Nomura
2 Vice-amiral Seizo Sakonji
3 Amiral Mitsumasa Yonai
4 Vice-amiral Shinjiro Imamura
5 Amiral Gengo Hyakutake
6 Amiral Koshirō Oikawa
7 Amiral Kiyoshi Hasegawa (en)
8 Amiral Koshirō Oikawa
X Dissolution
1 Amiral Ibō Takahashi
X Dissolution
1 Amiral Chūichi Nagumo
2 Vice-amiral Jisaburō Ozawa

Chefs d'État-major

Rang Nom Dates
1 Contre-amiral Shizuka Nakamura
2 Vice-amiral Koshi Saito
X Dissolution
1 Contre-amiral Shichitaro Takagi
2 Contre-amiral Tokutaro Hiraga
3 Vice-amiral Hisatsune Iida
4 Vice-amiral Shichigoro Saito
5 Vice-amiral Shinzaburo Furukawa
6 Vice-amiral Kosaburo Uchida
7 Contre-amiral Hisamori Taguchi
8 Vice-amiral Naomoto Komatsu
X Dissolution
1 Amiral Shigetarō Shimada
2 Vice-amiral Shigeru Kikuno
3 Contre-amiral Seizaburo Mitsui
4 Amiral Shirō Takasu
5 Vice-amiral Eijiro Kondo
6 Vice-amiral Seiichi Iwamura
7 Vice-amiral Rokuzō Sugiyama (en)
8 Vice-amiral Jinichi Kusaka
9 Amiral Shigeyoshi Inoue
X Dissolution
1 Vice-amiral Toshihisa Nakamura
2 Vice-amiral Ryūnosuke Kusaka
3 Vice-amiral Sadayoshi Yamada (en)
4 Contre-amiral Keizō Komura (en)
5 Contre-amiral Sueo Obayashi

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Andrieu D'Albas, Death of a Navy: Japanese Naval Action in World War II, Devin-Adair Pub, (ISBN 0-8159-5302-X)
  • Paul S. Dull, A Battle History of the Imperial Japanese Navy, 1941-1945, Naval Institute Press, (ISBN 0-87021-097-1)
  • Geoffry Jukes, The Russo-Japanese War 1904-1905, Osprey Essential Histories, (ISBN 978-1-84176-446-7)
  • Eric Lacroix et Linton Wells, Japanese Cruisers of the Pacific War, Naval Institute Press, (ISBN 0-87021-311-3)

Liens externesModifier