Ōtomo no Kanamura

Ōtomo no Kanamura
Otomono Kanamura.jpg
Ōtomo no Kanamura par Kikuchi Yosai.
Biographie
Nom dans la langue maternelle
大伴金村Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Ōtomo no Katari (d) ou Muroya Ootomo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
大伴磐 (d)
Ōtomo no Kui (d)
大伴糠手子 (d)
Ōtomo no Satehiko
大伴阿被比古 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ōtomo no Kanamura (大伴金村?) est un guerrier et homme d'État japonais de la fin de la période Kofun[1]. L'essentiel de ce l'on en sait provient du Kojiki et du Nihon shoki. Son clan, les Ōtomo, exerce beaucoup d'influence à la cour depuis l'époque de son grand-père Ōtomo Muruya[2],[3].

Selon ces sources, Kanamura contribue à la répression du soulèvement de Heguri no Matori et à l'installation de l'empereur Buretsu sur le trône du chrysanthème[1],[4]. En signe de gratitude, Buratsu élève Kanamura à la position d''ōmuraji (position ministérielle de haut rang)[5]. Il supervise également la succession de l'empereur Keitai à la place du prince Yamatohiko, prétendant au titre, et choisit lui-même l'impératrice consort de Keitai[2],[6],[7]. Kanamura adopte une politique agressive vis-à-vis du royaume de Silla (partie de l'actuelle Corée) et préconise l'envoi de forces sur place. Son propre fils Ōtomo no Satehiko emmène deux expéditions contre les royaumes coréens[8]. Cette politique conduit finalement à sa chute lorsqu'en 540 l'empereur Kimmei, sur les conseils du ministre Mononobe no Okoshi, décide de ne pas recourir à l'action militaire directe contre Silla. En conséquence, l'empereur démet aussi Kanamura de son poste d'ōmuraji[3],[9].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Louis Frédéric, Japan Encyclopedia, Harvard University Press, , 764 p. (ISBN 978-0-674-01753-5, lire en ligne).
  2. a et b Paula Doe et Yakamochi Ōtomo, A Warbler's Song in the Dusk : The Life and Work of Ōtomo Yakamochi (718-785), University of California Press, , 6–7 p. (ISBN 978-0-520-04346-6, lire en ligne).
  3. a et b Kodansha Encyclopedia of Japan : Niju-Saka, Kodansha, , 130–131 p. (ISBN 978-0-87011-626-1, lire en ligne).
  4. Sir George Bailey Sansom, Japan : A Short Cultural History, Stanford University Press, , 75 p. (ISBN 978-0-8047-0954-5, lire en ligne).
  5. Jien, The Future and the Past : A Translation and Study of the Gukanshō, an Interpretative History of Japan Written in 1219, University of California Press, , 260 p. (ISBN 978-0-520-03460-0, lire en ligne).
  6. Yoko Williams, Tsumi - Offence and Retribution in Early Japan, Routledge, , 228 p. (ISBN 978-1-136-87422-2, lire en ligne).
  7. Sir George Bailey Sansom, A History of Japan to 1334, Stanford University Press, , 44 p. (ISBN 978-0-8047-0523-3, lire en ligne).
  8. Robert Karl Reischauer, Jean Reischauer et Woodrow Wilson School of Public and International Affairs, Early Japanese history, c. 40 B.C.-A.D. 1167, P. Smith, (lire en ligne), p. 133.
  9. John Whitney Hall, The Cambridge History of Japan, Cambridge University Press, , 155 p. (ISBN 978-0-521-22352-2, lire en ligne).