Ouvrir le menu principal

Île Lacroix

île de la Seine-Maritime, France

Île Lacroix
L'île Lacroix vue depuis la cathédrale Notre-Dame de Rouen.
L'île Lacroix vue depuis la cathédrale
Notre-Dame de Rouen
.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Seine
Coordonnées 49° 25′ 58″ N, 1° 06′ 13″ E
Superficie 0,243 km2
Géologie Île fluviale
Administration
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Commune Rouen
Démographie
Population 1 331 hab. (2014[1])
Densité 5 477,37 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+01:00

Géolocalisation sur la carte : Normandie

(Voir situation sur carte : Normandie)
Île Lacroix
Île Lacroix

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île Lacroix
Île Lacroix

Géolocalisation sur la carte : Rouen

(Voir situation sur carte : Rouen)
Île Lacroix
Île Lacroix
Île sur la Seine

L’île Lacroix est une île fluviale située sur la Seine, à l'est de Rouen.

Sommaire

GéographieModifier

Cette île est la dernière sur la Seine avant la mer.

L'extrémité aval de l'île est reliée aux deux rives par le pont Corneille. Plus en amont, le pont Mathilde et le viaduc d'Eauplet passent au-dessus de l'île, à proximité de la piscine et de la patinoire.

HistoriqueModifier

Au XVe siècle, l'île Bras-de-fer[2] était son nom, témoin des luttes pour sa convoitise par diverses autorités.

Jusqu'au XVIIIe siècle, son nom était « île de la Mouque »[3],[4], du norrois Múgr : « foule, agglomération, canaille, populace ».

Dès 1830 on y trouve un établissement de bains. L'usine de la Compagnie européenne du gaz s'y établit en 1845. En 1900, le théâtre des Folies-Bergère[5] et une salle des fêtes appelée Château-Baubet[3].

En 1922, l'île Brouilly est rattachée à l'île Lacroix[6].

Avant guerre s'y trouvait la statue en bronze de Pierre Corneille due à David d'Angers, placée aujourd'hui sur le parvis du théâtre des Arts[7].

Le pilote automobile Philippe Étancelin y a habité au no 26 rue de l'Industrie[8].

Une chapelle dédiée à saint Victrice (paroisse orthodoxe Saint-Silouane-de-l'Athos) s'y trouve, ainsi que, depuis 1946, un refuge de la Société normande de protection aux animaux (SNPA).

Le centre sportif Guy-Boissière (piscine et patinoire) y a été construit en 1970. Il fut le lieu d'entraînement du nageur Stéphan Caron dans les années 1980, au sein du Club des Vikings de Rouen, et est le refuge des Dragons, l'équipe de hockey sur glace de Rouen maintes fois championne de France et d'Europe. Il abrite également le Rouen Olympic Club, club de patinage artistique. Un complexe ludique aquatique, Océade, ouvert en contiguïté du centre en 1989, est fermé depuis 1991[9].

L'île Lacroix accueille également :

• un club de canoë-kayak, le Canoë club normand[10], où évolue l'athlète Sébastien Jouve, double champion du monde en 2010;

• un club d'aviron, le Club nautique et athlétique de Rouen existant depuis 1847 sur l'île ; c'est un des clubs les plus titrés de France : trois titres de champion du monde, sept participations aux jeux olympiques et, en 2011, 162e titre de champion de France. Les rameurs qui ont construit la renommée de ce club sont : René Duhamel, Bernard Monnereau, Gilbert Vallanchon, Jean-Marc Porte, Corinne Le Moal, Thierry Renault, Stéphane Barré, Vincent Millot et Vincent Gazan, dernier titre de champion du monde.

Depuis le 27 novembre 2012, l'ancre de la Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères désarmé en 2010, dont la ville de Rouen était la marraine, est visible à l'extrémité aval de l'île.

Manifestations sportivesModifier

PersonnalitésModifier

Notes et référencesModifier

  1. Insee, population par IRIS 2014, Rouen IRIS 0301
  2. Jules Girieud, Les Excursions normandes : Rouen et ses monuments, éd. J. Girieud, Rouen, 1899, 194 p., p. 107 [lire en ligne].
  3. a et b Jules Girieud, Les Excursions normandes : Rouen et ses monuments, éd. J. Girieud, Rouen, 1899, 194 p., p. 105 [lire en ligne].
  4. Carte de Nicolas de Fer, éditée en 1724 (échelle de 500 pas communs).
  5. Sébastien Lefebvre, Les Folies Bergère de Rouen, Le Pucheux, , 128 p.
  6. Pessiot 1982, p. 232.
  7. Notice no PM76001638, base Palissy, ministère français de la Culture.
  8. Jean-Pierre Chaline (dir.), Demeures rouennaises du XIXe siècle, Rouen, Société des amis des monuments rouennais, , 220 p. (ISBN 2-9519231-6-3), p. 155
  9. Gilles Triolier, « Verrue aquatique », Paris-Normandie, 23 juillet 2009 [lire en ligne]
  10. Canoë Club Normand

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Guy Pessiot, Histoire de Rouen, vol. 2 : 1900-1939, en 800 photographies, éd. du P'tit Normand, , 319 p. (ISBN 2-906258-86-5), p. 229–232
  • Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout, , 285 p. (ISBN 2-86743-219-7, OCLC 466680895), p. 160-161 ; 250-251 ; 254-255
  • Alain Alexandre et Jean-Yves Merle, De Malaunay à l'Île Lacroix : La ligne 16 de la TCAR, éd. Agglomération de Rouen, coll. « Histoire(s) d'agglo » (no 3), Rouen, 1998, 26 p. (ISBN 2-9511925-3-3) ; rééd. De Malaunay à l'Île Lacroix : Par les lignes de la TCAR, 2003 (ISBN 2-913914-40-3)
  • Sébastien Lefebvre, Les Folies Bergère de Rouen, Le Pucheux, , 128 p.
  • Patrice Quéréel (préf. Guy Pessiot), La Ville évanouie - Rouen : un demi-siècle de vandalisme, Saint-Aubin-lès-Elbeuf, Page de Garde, , 381 p. (ISBN 2-84340-108-9), p. 284-291

Articles connexesModifier