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Événement (philosophie)

occurrence d’un fait ou objet dans l’espace-temps ; instanciation d'une propriété dans un objet ; ce qui peut être expérimenté ou enregistré par un observateur. À utiliser en « nature de l’élément » (P31) si pas plus précis
Chute d'une feuille.

L'événement est un concept philosophique, présent dès la philosophie classique, mais qui acquiert une grande importance au XXème siècle, sous l'impulsion de la phénoménologie et du pragmatisme[1]. Selon Bernard Sève, c'est une notion « attirante mais fuyante »[1], et qui mobilise des champs philosophiques très variés : philosophie morale, politique, juridique, esthétique, etc.

Qu'il y ait évènement suppose l'inattendu, donc une possible émergence du hasard, hors de la causalité normalement attendue[2]. Il remet donc en cause le déterminisme, suppose un processus de création et introduit l'idée d'un fonctionnement irrationnel du réel. Réfléchir au concept d'évènement nécessite donc de s'interroge sur les notions de virtualité et de potentialité.

Sommaire

DéfinitionModifier

Selon le philosophe Jean-Michel Besnier, est événement « ce qui évite la chaîne causale, ce qui résiste à la rationalité, qui veut l’inscrire dans la causalité »[3]. La rationalité est rétrospective et a besoin d’inscrire un événement dans la chaîne causale ; par conséquent, elle le fait disparaître en tant qu'événement, puisqu'il désigne un vécu qui résiste à la rationalité, qui veut l’inscrire dans la causalité.

ConséquencesModifier

Le concept d'évènement entraîne nécessairement une rupture dans la causalité mécaniste[4].

ContrafactualitéModifier

La notion de contrafactualité est très importante en philosophie, en particulier pour les réflexions sur la logique modale et les mondes possibles. La contrafactualité, dite aussi « contrefactualité », est une forme grammaticale qui renvoie, en philosophie, à la réflexion sur les événements qui ne se sont pas réalisés mais auraient pu se réaliser sous certaines conditions. Une proposition contre-factuelle prend la forme d’une phrase conditionnelle, dont le début de la proposition est « si... » « alors... », qui indiquerait ce qui serait vrai si l’antécédent avait eu lieu. Les énoncés contre-factuels ont été utilisés par Saul Kripke dans sa définition de la vérité ; ainsi que par David Lewis dans leur élaboration théorique des mondes possibles.

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier