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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ritter.
Étienne Ritter
ERitter.jpg
Étienne Ritter
Naissance
Décès
(à 60 ans)
Wangen
Nationalité
Activité

Étienne Ritter, né le à Sondernach (Haut-Rhin) et mort le à Wangen (Bas-Rhin), est un artiste-peintre français.

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une famille modeste et nombreuse (sept frères et sœurs), après avoir quitté l'école communale à l'âge de 14 ans, Étienne Ritter travaille dans les usines de filatures de la vallée de Munster tout en s'adonnant à sa passion favorite avec ses crayons de couleurs. En vrai autodidacte, il se consacre entièrement à sa peinture, en même temps qu'il s'installe à Wangen en 1957. Les expositions se succèdent et sa peinture prend alors une renommée régionale incontestable. Atteint de sclérose en plaques diagnostiquée vers l'âge de 50 ans, Étienne Ritter continuera, même diminué physiquement, à transposer ses joies et ses souffrances sur ses toiles.

Les sujetsModifier

Ses sujets de prédilection sont les villages d’Alsace, au printemps ou sous la neige, les bouquets de fleurs (coquelicots, tournesols, marguerites, fleurs des champs), les natures mortes, les paysages vosgiens dans les couleurs chaudes de l’automne, mais aussi des compositions plus abstraites ou des marines aux bleus plus inhabituels.

L'évolution de sa peintureModifier

L’évolution de sa peinture, très figurative à ses débuts, essentiellement au pinceau, passe ensuite par une période de cubisme, puis de recherches et mélanges de couleurs où le couteau prend toute sa place, pour arriver à sa personnalité et sa plénitude dans les années 1975 à 1990. Dans les dernières années de sa vie, diminué par sa maladie, sa peinture reflète la souffrance physique et morale du peintre, qui s’oriente vers des teintes plus froides, de plus en plus pauvres en matière.

ExpositionsModifier

Il a créé environ 4 000 toiles (huile sur toile, pinceau et couteau).

De nombreuses expositions particulières jusqu'en 1992 : Galeries JCB et Jade à Colmar, Marbach à Mulhouse, Aktuaryus à Strasbourg, Schmitt à Metz, St-Placid Paris 6e, Guigné Paris 8e, Pruvot à Boulogne, Racines à Bruxelles, Moresco à Montréal, Knott à Dallas et Tokyo, R. Chahine à Beyrouth, etc.

Depuis 1995, des rétrospectives du peintre et de sa peinture, continuent à être organisées régulièrement dans son village d’adoption de Wangen.

Collections publiquesModifier

Des œuvres d'Étienne Ritter sont conservées au musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg[1].

PrixModifier

Premier grand prix de Sarreguemines 1959, sélectionné au grand prix de Pont-Aven 1960, premier grand prix de Deauville 1960, premier grand prix de Sarreguemines 1961, sélectionné au grand prix de Cassis 1962, premier grand prix de Sarreguemines 1963.

Réception critiqueModifier

  • « Profondément attaché à son terroir, Ritter ne cesse d'y trouver son inspiration. Et il recrée cet univers dans une matière généreuse, aux rythmes amples, avec une palette éblouissante dont les dominantes chaudes, alliées aux blancs, s'harmonisent avec des bleus rares et des verts précieux. »[2]
  • « Les paysages d'Alsace, même ceux d'hiver, sont toujours intensément lumineux, les fleurs d'une force expressive qui sait allier les recherches de coloris aux vertus et aux nécessités décoratives ... »[3]
  • « Dépouillé et riche à la fois, instinctif autant qu'étudié, familier et, en même temps, d'une fierté sauvage, l'Art d'E. Ritter apparaît, en cette époque où presque tout est artificiel, comme l'un des derniers îlots d'une peinture figurative, naturelle et vigoureuse, traditionnelle ... »[4]

Notes et référencesModifier

  1. Base Joconde
  2. Paul S. Picard - L'Amateur d'Art, 3 juin 1976
  3. Le Nouvel Alsacien de décembre 1983 (Gabriel Andres)
  4. Les Affiches Moniteur du 17.10.1986 (Hugues Heim)

AnnexesModifier