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Élections législatives ouzbèkes de 2019-2020

Élections législatives ouzbèkes de 2019-2020
135 des 150 sièges de la Chambre législative de l'Ouzbékistan
22 décembre 2019
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Parti libéral-démocrate d'Ouzbékistan
Sièges sortants 52
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Parti démocratique national d'Ouzbékistan (en)
Sièges sortants 36
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Parti démocratique populaire d'Ouzbékistan (en)
Sièges sortants 27
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Parti social-démocrate de justice (en)
Sièges sortants 20
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Parti écologiste d'Ouzbékistan
Sièges sortants 15
Premier ministre
Sortant
Abdulla Oripov
Parti libéral-démocrate d'Ouzbékistan

Les élections législatives ouzbèkes de 2019-2020 ont lieu le 22 décembre 2019, avec des second tours probables en janvier 2020, afin de renouveler la Chambre législative de l'Ouzbékistan (Oliy Majlis). Des élections régionales et municipales sont organisés en même temps que le premier tour.

ContexteModifier

Shavkat Mirziyoyev est élu président de la République le 4 décembre 2016 après la mort d'Islam Karimov. Le nouveau président engage des réformes inédites dans le pays, procédant à une ouverture économique, politique et religieuse visant à redorer son image à l'international, dont notamment l'ouverture des frontières et la libération de prisonniers politiques, malgré le maintien d'un système judiciaire autoritaire et de violations des droits humains[1],[2]. En matière religieuse, le pays revient sur sa politique anti-théiste héritée de l'ère soviétique. Les mosquées sont autorisées à diffuser par microphone les appels à la prière, et le président qualifie la politique de son prédécesseur de « tragédie », ajoutant que l'islam est « lumière ». Enfin, les autorités demandent que les jeunes filles allant à l'école portent des jupes leur arrivant en-dessous du genou[3].

Système électoralModifier

La chambre législative est la chambre basse du parlement bicaméral de l'Ouzbékistan. Elle est composée de 150 sièges dont 135 pourvus pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans autant de circonscription électorale. Pour être élu au premier tour, un candidat doit réunir la majorité absolue des suffrages exprimés, à condition cependant que la participation dans la circonscription concernée franchisse le quorum de 33 % des inscrits. À défaut, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête, et celui recueillant le plus de voix est déclaré élu[4].

Jusqu'en 2009, le parlement était uniquement composé d'élus Indépendants, les partis n'étant pas autorisés. Depuis, quatre partis créé par le pouvoir et dépendants de lui sont officiellement reconnus et peuvent concourir aux élections : le Parti libéral-démocrate, le Parti démocratique national, le Parti démocratique populaire et le Parti social-démocrate de justice, auxquels s'ajoute le Parti écologiste d'Ouzbékistan, qui ne participe pas directement aux scrutins. Ces partis forment ainsi un multipartisme de façade, aucun réel parti d'opposition n'étant reconnu[5]. Depuis un amendement de 2008, le Parti écologiste d'Ouzbékistan s'ajoutait à ces quatre partis en occupant de droit 15 sièges au parlement. Cette disposition est cependant supprimée en 2019[6]. Des élections régionales et municipales sont organisés en même temps que le premier tour[7].

RésultatsModifier

Résultats des législatives ouzbèkes de 2019-2020
Partis Premier tour Second tour Total +/-
Voix % Sièges Voix % Sièges
Parti libéral-démocrate d'Ouzbékistan
Parti démocratique national d'Ouzbékistan
Parti démocratique populaire d'Ouzbékistan
Parti social-démocrate de justice
Parti écologiste d'Ouzbékistan
Suffrages exprimés
Votes blancs et invalides
Total 100 100 150  
Abstentions
Inscrits / participation

Notes et référencesModifier

  1. Isabelle Mandraud, « En Ouzbékistan, un air de perestroïka : Un an et demi après avoir succédé au despote Karimov, le président Chavkat Mirziyoyev a entrepris une série de réformes inédites dans ce pays d’Asie centrale. », Le Monde,‎
  2. FIDH (Ligue des droits de l'homme), « Lettre au président Emmanuel Macron Situation des droits de l’Homme en Ouzbekistan - Votre rencontre avec le Président M. Chavkat Mirzioïev », sur fidh.org,  : « Dans la lettre est constaté que " Depuis l’élection de Chavkat Mirzioïev, l’Ouzbékistan se transforme et s’ouvre. Souhaitant donner des gages de son ouverture à l’international, avec pour but de redorer l’image du pays, les autorités ont autorisé Human Rights Watch à mener ses activités en Ouzbékistan, ainsi que facilité le retour en Ouzbékistan, après douze années d’exil, de Talib Yakubov — président de l’ONG ouzbèke “Société des droits de l’Homme” et opposant du régime d’Islam Karimov. Les changements ont aussi été marqués par la libération de défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et autres prisonniers politiques". Mais la FIDH constate "l’absence d'accès à la justice des victimes des violations des droits humains" ; "les disparitions forcées des opposants politiques et religieux" ; "les violences faites aux femmes" ; "les entraves à l’action de la société civile indépendante". »
  3. « Dans un Ouzbékistan en pleine détente, la parole des musulmans se libère », sur LExpress.fr (consulté le 27 mai 2019)
  4. OUZBEKISTAN Qonunchilik palatasi (Chambre législative)
  5. Uzbek Party Reform Less Than it Seems
  6. (ru) « В Узбекистане создана новая партия », sur Podrobno.uz (consulté le 30 novembre 2019)
  7. Uzbekistan unveils parliamentary elections date