Égyptienne (typographie)

famille typographique de la classification Thibaudeau

La typographie égyptienne (selon la classification Thibaudeau) ou mécane (selon la classification Vox-Atypi) se distingue des garaldes et des didones par son empattement rectangulaire.

Rockwell, un caractère égyptien.
La police Clarendon a eu un grand succès aux États-Unis au XIXe siècle.
Logogramme de la Sté Ferrero.

C’est une police à sérif typique du goût anglais de la première moitié du XIXe siècle. Selon les principales variations choisies concernant l'empattement, on la distingue en « forme anglaise », « forme française », ou en mécane, « italienne[1] ».

Sous sa variante Clarendon majuscule, elle est aujourd’hui[Quand ?] souvent associée au folklore du Far West et des westerns (voir ci-contre).

Se rattachent à la catégorie des égyptiennes les polices :

HistoriqueModifier

Les égyptiennes seraient apparues, ou nommées ainsi, au début du XIXe siècle à cause de la popularité de l'expédition de Bonaparte en Égypte, dans la succession cependant d'un engouement préexistant pour la renaissance des graphies antiques (Etruscan, de William Caslon, date de 1746), utilisés, en fontes très grasses, en Angleterre pour la production de messages publicitaires-choc.

Citée par certaines sources[2] la toute première des sans sérif anglaises, l'Egyptian de William Caslon junior IV, dessinée en 1816, en majuscules uniquement, serait par ailleurs l'héritière directe de cette toute nouvelle dynastie des égyptiennes[3]. La « mode du gras » anglaise, qui s'inscrit dans un emballement pour la réclame, tient aussi pour partie à l'évolution technologique et particulièrement l'accélération des tirages[4].

Notes et référencesModifier

  1. Jadette Laliberté, Formes typographiques. Historique, anatomie, classification, Laval, Canada, Presses de l'Université de Laval, , 105 p. (ISBN 978-2-7637-8132-7, lire en ligne), p. 67
  2. Frédéric Barbier, Les Trois Révolutions du livre. Actes du colloque international de Lyon, Genève, Librairie Droz, , 343 p. (ISBN 2-600-00603-6, lire en ligne), p. 256-257.
  3. Catherine Volpilhac-Auger et Annie Charon-Parent, D'une antiquité l'autre. La littérature antique classique dans les bibliothèques du XVe au XIXe siècle, Lyon, ENS Editions, , 230 p. (ISBN 2-84788-092-5), p. 26.
  4. Olivier Bessard-Banquy et Christophe Kechroud-Gibassier, La Typographie du livre français, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, , 280 p. (ISBN 978-2-86781-499-0, lire en ligne), p. 51-52.