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Édouard Beugniot

ingénieur français
Édouard Beugniot
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait publié en 1902.
Nom de naissance Jean Gaspard Édouard Beugniot
Naissance
Masevaux
Décès (à 56 ans)
Nationalité française
Profession
Distinctions
Chevalier de l’ordre des Saints Maurice et Lazare,
Officier de l’ordre de Charles III

Édouard Beugniot (1822-1878) est un ingénieur civil français, concepteur d'un système d'articulation des essieux moteurs des locomotives à vapeur.

BiographieModifier

Famille et formationModifier

Jean Gaspard Édouard Beugniot naît à Masevaux le [1]. Ses parents sont Jean Claude Beugniot, caissier à la filature de Nicolas Koechlin dans cette même ville[2], et Henriette Berger-Pfeffel[3]. À 15 ans Édouard Beugniot quitte Masevaux pour aller à Mulhouse comme apprenti mécanicien dans la fonderie de la société André Koechlin & Cie, dont le fondateur André Koechlin est le cousin germain de Nicolas le patron de son père[2].

Il épouse Maria Charlotte Clémentine Leydle, il n'auront qu'un enfant, Marie Jeanne Claudine Henriette Beuniot née en 1859, qui se marie avec Auguste Jean Hyacinthe Salin en 1878[4].

Édouard Beuniot meurt le . Il est enterré au cimetière rue Lefebvre à Mulhouse, sa tombe possède un buste signé Wiedmaier avec sur le piédestal l'inscription « À Édouard Beugniot ingénieur, ses ouvriers et ses collaborateurs »[1].

Ingénieur civilModifier

En 1844, Édouard Beuniot a 22 ans lorsqu'il est nommé chef du département des locomotives de la société André Koechlin & Cie[2].

Deux ans plus tard son patron André Koechlin le nomme ingénieur civil[5].

Employé à la Société alsacienne de constructions mécaniques, il dirige le secteur de la construction de locomotives à l'usine de Mulhouse. Beugniot s'assure le concours d'Alfred De Glehn.

Beugniot conçoit un système d'articulation des essieux moteurs des locomotives à vapeur et le met en application sur une locomotive pour le PLM "la Rampe" de type 040 à 4 essieux. Les essieux s'articuleront par groupe de deux. Un jeu latéral de 40 mm permet cette articulation pour chaque groupe de deux essieux[6],[7].

PublicationModifier

  • Édouard Beugniot et Lebleu, Mémoire sur une locomotive de montagne système E.Beugniot construite par MM.A.Koechlin et Cie : suivi du rapport présenté au nom du comité de mécanique sur la locomotive de montagne de M.E.Beugniot (séance du 28 novembre 1860), Mulhouse, A.Koechlin et Cie, , 97 p..

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Tombeau de Edouard Beugniot (réf Palissy IM68002607) », sur Base Palissy, (consulté le 1er février 2016).
  2. a b et c Nicolas Stoskopf , 2010, p. 24
  3. « Jean Gaspard Edouard Beugniot », sur FamilySearch (consulté le 1er février 2016).
  4. « L'arbre de Noa : Descendants de Jean Gaspard Edouard Beugniot », sur Geneanet (consulté le 1er février 2016).
  5. François Bernard, L'Alsacienne de constructions mécaniques: des origines à 1965, Presses universitaires de Strasbourg, , 480 p. (ISBN 9782868201676, lire en ligne), p. 41 et 65
  6. https://books.google.fr/books?id=4_qwAAAAMAAJ&pg=PA404&dq=edouart++beugnot&lr=#v=onepage&q=&f=false
  7. Mémoires et compte rendu des travaux de la Société des ingénieurs civils, vol. 14, 1861 Paris : Société des ingénieurs civils, 1861, Machines locomotives à huit roues couplées, système Beugniot (séances des 3 et 17 mai).
  8. a et b François Bernard, L'Alsacienne de constructions mécaniques : des origines à 1965, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, , 480 p. (ISBN 9782868201676, lire en ligne), p. 409
  9. a et b « Récompenses et distinctions », sur CRDP Strasbourg (consulté le 1er février 2016).

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Roland Oberlé, « Édouard Beugniot », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 3, p. 206
  • René Limacher, « Jean Gaspard Edouard Beugniot Ingénieur Civil », Patrimoine Doller - Bulletin, no 12,‎ , p. 50-53
  • Nicolas Stoskopf, André Koechlin & Cie, SACM, Wärtsilä, histoire de la Fonderie (D’Giesserei) à Mulhouse (1826-2007) : Extrait de l’ouvrage, paru en 2007 sous le titre SACM, quelle belle histoire !, HAL archives ouvertes, , 73 p. (lire en ligne), chap. I (« André Koechlin & Cie (1826-1872), une société, un patron, une usine… »), p. 2-33.

Liens externesModifier