Wael Shawky

artiste égyptien

Wael Shawky, né en à Alexandrie (Égypte), est un artiste égyptien.

Wael Shawky
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Wael Shawky
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S'appuyant sur de longues périodes de recherche et d'enquête, le travail de Wael Shawky aborde les notions d'identité nationale, religieuse et artistique à travers le cinéma, la performance et la narration[1]. Shawky encadre la culture contemporaine à travers le prisme de la tradition historique et vice versa. Dans sa trilogie de poupées et de marionnettes, mélangeant vérité et fiction, merveille enfantine et doctrine spirituelle, Shawky met en scène des affrontements entre musulmans et chrétiens à l'époque médiévale[1].

BiographieModifier

Wael Shawky naît en 1971 à Alexandrie, en Égypte, et passe sa jeunesse à La Mecque, en Arabie saoudite, avant de retourner en Égypte à l'âge de 13 ans[2]. Shawky est l'un des artistes les plus célèbres du Moyen-Orient et acquiert une reconnaissance internationale pour ses œuvres qui retracent l'histoire des croisades à travers la vision du Moyen-Orient[3]. Il est titulaire d'une maîtrise en beaux-arts de l'Université de Pennsylvanie, à Philadelphie, aux États-Unis, et d'un baccalauréat en beaux-arts de l'Université d'Alexandrie, en Égypte[4].

En 2016, Shawky a des expositions personnelles à la Kunsthaus à Bregenz (Autriche)[5], à la Fondazione Merz et au Castello di Rivoli, tous deux à Turin, en Italie. En 2014, à Londres, Serpentine Galleries organise une exposition personnelle de son travail[6]. Les œuvres de Shawky peuvent être trouvées dans de nombreuses collections publiques, notamment : le Museum of Modern Art (MoMA), à New York (États-Unis)[7], la National Gallery of Canada, à Ottawa (Canada)[8] et la Tate Collection, à Londres (Royaume-Uni)[9]. Il est représenté par la Lisson Gallery.

Dans son ambitieuse trilogie cinématographique, Cabaret Crusades, Wael prend comme sujet les récits historiques et sociopolitiques complexes entourant les guerres saintes chrétiennes[1]. La série a débuté en 2010 et s'est finalement achevée en janvier 2015, lors de sa première au MoMA PS1, à New York[10] Cabaret Crusades se compose de trois films : The Horror Show File, The Path to Cairo et The Secrets of Karbala, vaguement inspiré par les Les Croisades vues par les Arabes de l'écrivain libanais Amin Maalouf[11]. Les films de Shawky dépeignent divers récits historiques dans une tentative de fournir et d'illustrer une perspective arabe sur les croisades (de 1095 à 1204)[12]. Tous les personnages des trois films de Shawky sont interprétés par des marionnettes et présentent l'arabe classique[13]. Le deuxième épisode, The Path to Cairo, met en vedette des marionnettes en argile — un matériau que l'on croit être ce dont les humains sont faits selon le Coran[14].

En 2011, Shawky présente son travail à la 12e Biennale d'Istanbul[15]. En 2013, il crée une performance en direct pour la Biennale de Sharjah à partir de sa série « Dictums », où trente travailleurs (principalement d'origine pakistanaise) chantent une chanson en qawwali, une forme de musique de dévotion soufie[2] avec des mots empruntés à la déclaration curatoriale de la Biennale[12]. Shawky reçoit le prix de la Biennale de Sharjah pour ce travail[16]. En 2010, Shawky lance MASS Alexandria[17], le premier programme de studio indépendant pour les jeunes artistes à Alexandrie, en Égypte.

Récompenses et distinctionsModifier

Wael Shawky a remporté de nombreux prix et récompenses pour son travail. Il a remporté le prix Ernst Schering Foundation Art en 2011[18] et est le récipiendaire du premier prix Mario Merz (2015) pour sa trilogie cinématographique Al Araba Al Madfuna[19].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c (en) « Wael Shawky | Artists | Lisson Gallery », www.lissongallery.com (consulté le )
  2. a et b (en) « The UAE and majahim camels are at the centre of Wael Shawky’s film Dictums: Manqia I » (consulté le )
  3. (en-US) « Wael Shawky at the Castello di Rivoli Museum of Contemporary Art, Turin - purple ART », (consulté le )
  4. « Wael Shawky - Artists - Lisson Gallery »
  5. « Wael Shawky »
  6. « Wael Shawky’s Epic Films Will Completely Change How You See the Crusades »,
  7. (en-GB) « Wael Shawky: Crusades and Other Stories at Mathaf », www.mathaf.org.qa (consulté le )
  8. (en) « Search the Collection », www.gallery.ca (consulté le )
  9. (en-GB) Tate, « ‘Telematch Sadat’, Wael Shawky, 2007 | Tate », Tate (consulté le )
  10. « MoMA PS1: Exhibitions: Wael Shawky: Cabaret Crusades », momaps1.org (consulté le )
  11. Art Review, October 2016, Accessed 23 November 2016
  12. a et b Art Review, October 2016
  13. Sameer Rahim, 'Pulling the Strings', Apollo, January 2017
  14. 'The Return of the Strings', Boris Groys, Parkett, 95, 2014
  15. « Wael Shawky »
  16. (en-GB) Spence, « Interview: Egyptian artist Wael Shawky on faith, oil, politics – and puppetry », Financial Times, (consulté le )
  17. MASS Alexandria
  18. « In the Studio: Wael Shawky - Magazine - Art in America »
  19. « Wael Shawky_Al Araba Al Madfuna - Fondazione Merz »
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Wael Shawky » (voir la liste des auteurs).

Liens externesModifier