Utilisateur:Damien Cardinal/Brouillon/Amelia Acker

Amelia Acker est une aide-professeur et chercheuse dans le domaine des sciences de l’information à l’école d’information de l’Université du Texas à Austin depuis 2016[1].

BiographieModifier

Amelia Acker se spécialise dans la recherche dans les métadonnées, la structure de l’information et la culture des données[2]. Elle s’intéresse dans l les archives digitales ainsi que sur le support à long terme de ces dernières. Elle a collaboré notamment avec Data and Society dans le cadre de la Media Manipulation initiative pour trouver les campagnes de désinformations sur les réseaux sociaux grâce aux métadonnées. Elle a aussi eu un emploi d’archiviste, de bibliothécaire et de consultante en préservation pour des bibliothèques et des centres d’archives en Californie de 2006 à 2014[3] .

Amelia Acker possède notamment une maîtrise en Library and Information Science de l’Université de Californie, qu’elle a complétée en 2008[1]. Le titre de son mémoire est : Understanding Cell Lines as Records: Some Implications for Archival Theory in Biotechnology. Elle a étudié au doctorat à l’écolde d’information de l’Université de Californie en 2014[3], où elle obtient un doctorat en philosophie d’étude de l’Information grâce à sa dissertation : Born Networked Records: A History of the Short Message Service Format[1]. Par la suite, elle va rejoindre l’école d’information de l’Univesité de Pittsburgh pendant deux ans en tant qu’aide-professeur dans le département des sciences de l’information. Elle rejoindra en 2016 son emploi présent à l’Université du Texas à Austin[1].

En tant que professeur assistante, elle enseignera des cours traitant de la perception de l’information, l’étude de données critiques, des théories des métadonnées, des technologies de l’information ainsi que des contextes sociaux et culturels de l’information[3].

Contribution intellectuelleModifier

La contribution en recherche au sein des sciences de l'information de Acker concerne 3 domaines principaux : le pouvoir de nommer les données la culture des téléphones intelligents ainsi que l’herméneutique des données.

Le pouvoir de nomination de donnéesModifier

Dans cet espace de recherche, Amelia Acker défend l’idée que les métadonnées, ce qu’elle qualifie de systèmes et d'approches qui identifient les données, sont responsables de la perception du perception du monde par leurs utilisateurs. Ses études ont démontré que les métadonnées sont souvent piratées et manipulées afin de déjouer les filtres présents sur les réseaux sociaux et les sites de partage[4]. Ceci a pour conséquence de favoriser la diffusion d’informations trompeuses et non vérifiées dans les réseaux sociaux[2]. Pour Amelia Acker, savoir lire les métadonnées permet d’en retracer l’origine de la production de messages et ainsi évaluer leur authenticité et provenance. La création de ces métadonnées joue sur les algorithmes qui servent de mécanisme de diffusion et de classification sur les réseaux sociaux[5]. Amelia Acker souligne que comprendre ces derniers permet aux diffuseurs de rejoindre le plus grand nombre de personnes possible, rendant les messages de désinformation difficile à éviter.

La culture informatique sur les téléphones intelligentsModifier

Dans ses recherches sur ce sujet, Amelia Acker a beaucoup étudié les traces laissées par les données sur les appareils mobiles. Ceci inclut les données GPS, les données d’appels et les données des messages textes. Avec l’aide de collaborateurs (Brian Beaton, Brad Fidler, Matthew Mayernik, and Jed Brubaker), elle s’est livrée à des analyses diverses au travers des réseaux de communications autant des réseaux sociaux populaires[4]. Le but de ces analyses est de déterminer les comportements humains et de leurs suppositions quant à l’organisation et la transmission de ces types de données qui sont comprises autant dans l’infrastructure de l’information que dans la conception de ces dernières. Dans l’un de ses papiers sur le sujet, Acker indique que le rôle de ces traces de métadonnées est de mesurer les comportements des utilisateurs et peut servir autant à des fins mercantiles (comme Netflix et les suggestions de séries) que par la NSA (pour surveiller les communications internet)[6].

Herméneutique des donnéesModifier

L’étude de l’herméneutique des données faite par Amelia Acker consiste en l’examination des changements dans la compréhension générale concernant les archives digitales[4]. Cela s’inscrit dans la croissance des méthodes de traitement des bases et des banques de données depuis plus de cinquante ans. Son objectif est de mettre en évidence la très grande complexité des méthodes de maintien et de réparation de l’infrastructure des systèmes de données. Parallèlement, elle souhaite, de cette manière, promouvoir et aider les théories en lien avec la destruction et la temporalité des données au sein des politiques de préservation de l’information au sein de différentes organisations. Amelia Acker insiste, dans l’une de ses publications, que les consommateurs du web sont de plus en plus conscients des traces qu’ils laissent lors de leurs visitent et que la plupart réagissent négativement à toute collection de données, notamment lorsque des failles de sécurité sont rapportées[7]. Cela a pour conséquence de les rendre méfiants envers le suivit de leurs traces et Acker défend l’idée que ce suivit est nécessaire au bon fonctionnement de l’infrastructure de l’information (bien qu’il faille tout de même améliorer les systèmes de sécurités).

PublicationsModifier

  • Acker, A. and M. Chaiet. (2020). “The weaponization of web archives: Data craft and COVID-19 publics,” The Harvard Kennedy School (HKS) Misinformation Review. 1-11.[1]
  • Acker, A. and A. Kriesberg. (2019). “Social Media Data Archives in an API-Driven World,” Archival Science. 1-19.[1]
  • Acker, A. (2017). “When is a Record? A Research Framework for Locating Electronic Records in Infrastructure,” In A. Gilliland, A.J. Lau, and S. McKemmish, eds. Research in the Archival Multiverse, Social Informatics Monograph Series. Monash University Press.[1]
  • Acker, A. and J. Brubaker. (2014). “Death, Memorialization and Social Media: A Platform Perspective for Personal Archives.” Archivaria 77: 1- 23.[1]
  • Amelia Acker & Joan Donovan (2019) Data craft: a theory/methods package for critical internet studies, Information, Communication & Society.[1]
  • Mayernik, M. S. and Acker, A. (2018), Tracing the traces: The critical role of metadata within networked communications. Journal of the Association for Information Science and Technology.[3]
  • Amelia Acker & Joan Donovan (2019) Data craft: a theory/methods package for critical internet studies, Information, Communication & Society.[3]

Distinctions[1]Modifier

  • NSF SES-2020183, Principale investigatrice (avec Co-I Megan Finn, University of Washington), $461,085 au total pour le projet collaboratif, “Data Afterlives: The long-term impact of NSF Data Management Plans on data archiving and sharing for increased access” 2020-2023. $287,031.
  • Public Interest Technology-University Network: Undergraduate Informatics Education for Public Interest Technology Conference, New America Foundation. Co-investigatrice (avec PI Kenneth Fleischmann). 2020. $90,000.
  • Provost’s Teaching Fellow, University of Texas at Austin, 2019-2021.
  • Meneuse d'activité, Good Systems Grand Challenge Initiative. University of Texas at Austin. 2018-Present.
  • IMLS Award RE-07-18-0008-18, “Investigating Platform Development for Mobile and Social Media Data Preservation,” a three-year empirical investigation into emerging preservation tools and new data stewardship practices to prepare information professionals. principale investigatrice, $308,920. 2018-2021.
  • Residente, Media Archaeology Lab, University of Colorado-Boulder, 2018.
  • Affiliation, Data & Society Research Institute, 2018.
  • UT iSchool, John P. Commons Teaching Fellowship, FY 2017-2018.
  • UT iSchool, Vara Martin Daniel Regents Professorship in Libraries, Archives, & Information Studies, FY 2016-2017.
  • IMLS Award RE-31-16-0079-16, “Exploring Data Worlds at the Public Library,” a two-year project exploring data literacy and LIS curriculum development opportunities to prepare data literate information professionals. Co-investigatrice principale, $109,399.00. 2016-2019. https://dataverse.harvard.edu/dataverse/youthdataliteracy
  • Bourse de la National Science Foundation pour “Social Facets of Data Science,” a workshop that brings together sociologists, information scientists, historians, and STS-ers to address the present and future directions of studying social aspects of data science. Co-organisatrice, $24,941.00. 2016-2017.
  • Bourse SPROUT Hive, Co-investigatrice principale pour “Blue Slide Laboratory,” a research project aimed at developing playful situated learning scenarios in urban playgrounds, using augmented reality mobile apps. 2015. Prix ProQuest Doctoral Dissertation,

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j (en) Amelia Acker, « C.V. », sur http://ameliaacker.com/ (consulté le )
  2. a et b (en) « Amelia Acker », sur https://datasociety.net/ (consulté le )
  3. a b c d et e (en) « People Details | UT iSchool | The University of Texas at Austin », sur www.ischool.utexas.edu (consulté le )
  4. a b et c (en) Amelia Acker, « Research », sur http://www.ameliaacker.com/ (consulté le )
  5. (en) Amelia Acker, « Data Craft: The manipulation of Social Media Metadata », Data&Society,‎ , p. 25 (lire en ligne)
  6. (en) Matthew S. Mayernik et Amelia Acker, « Tracing the traces: The critical role of metadata within networked communications », Journal of the Association for Information Science and Technology, vol. 69, no 1,‎ , p. 177–180 (ISSN 2330-1643, DOI 10.1002/asi.23927, lire en ligne, consulté le )
  7. A. Acker, « Toward a Hermeneutics of Data », IEEE Annals of the History of Computing, vol. 37, no 3,‎ , p. 70–75 (ISSN 1934-1547, DOI 10.1109/MAHC.2015.68, lire en ligne, consulté le )

BibliographieModifier

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