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Turlute (musique)

forme d'expression musicale folklorique québécoise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Turlutte.

La turlute est une forme d'expression musicale folklorique québécoise qui consiste à chanter des onomatopées sur des airs traditionnels de violon.

UtilisationModifier

Ton amour, ma Catherine (1930), chanson comique avec musique à bouche et guitare interprétée par La Bolduc. Le refrain est turluté et joué à la guimbarde.

C'est une forme de chanson traditionnelle et populaire, qui peut servir :

Dans sa forme canonique, la turlutte se caractérise par des variations sur certains motifs syntagmatiques (par exemple « tamtidelam » passe à « tam tidelidelam ») affichant une certaine palette de phonèmes dont la sélection répond à des critères phonétiques et esthétiques (par exemple, le mariage des [t], des [d] et des [m] pour les consonnes, des [i] et des [a], pour les voyelles). Elle se caractérise aussi par un tempo enlevé, par quoi les turluttes prennent souvent l'allure d'impossibles virelangues ; les mélodies turluttées sont d'ordinaire dansantes et joyeuses. Selon certains, la turlutte constituerait une imitation vocale d'un instrument musical, tel que le violon ou la flûte.

On trouve les dérivés turlutage, turluteur, turluteuse, turluter.

La représentante la plus connue de la turlute[1] est Mary Travers, dite La Bolduc, dans les années 1930. La chanson Quand plus rien ne va (2000), du groupe Mes souliers sont rouges, est consacrée à la turlutte et à ses homonymes.

Notes et référencesModifier

  1. L'article consacré à la Bolduc dans Le Petit Robert des noms propres utilise le terme turlutage.