Thomas-Simon Gueullette

écrivain français

Thomas-Simon Gueullette, né le à Paris et mort le à Charenton, est un dramaturge, conteur, juriste, érudit et homme de lettres français.

Thomas-Simon Gueullette
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
M. G.Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Parentèle
Charles Gueullette (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Avocat au Châtelet de Paris, puis substitut du procureur du roi, Gueullette a assisté aux grands événements qui bouleversèrent la vie judiciaire de Paris à partir des années 1750 : l’exil des parlementaires entre et , l’attentat contre le roi et l’écartèlement de Damiens en place de Grève en , et les grands scandales judiciaires de Calas et Sirven en 1762 et de La Barre en 1766. Fasciné par les affaires criminelles, sa collection de toutes les pièces judiciaires disponibles fait de lui une sorte d’historiographe du criminel et du condamné[1].

Également bibliophile et un collectionneur qui recueillit de nombreux placards et journaux de son temps. Ses nombreux travaux sur le Théâtre-Italien, conservés en manuscrits, ont servi de base aux frères Parfaict pour rédiger leur imposante Histoire de l'ancien Théâtre Italien[2] .

Gueullette est connu surtout par la publication de nombreux contes d’un caractère amusant et d’une forme agréable : les Soirées bretonnes, nouveaux contes de fées (Paris, , in-12) ; les Mille et un Quarts-d’heure, contes tartares (Ibid., , 2 vol. in-12 ; , 3 vol. in-12) ; les Aventures merveilleuses du mandarin Fum-Hoam, contes chinois (Ibid., , 2 vol. in-12) ; les Sultanes de Guzarate, contes mogols (Ibid., , 3 vol. in-12) ; les Mille et une Heures, contes péruviens (Amsterdam, , 2 vol. in-12).

Il est l'auteur de plus de soixante pièces de théâtre. Il a fait représenter au Théâtre-Italien un assez grand nombre de pièces, dont quelques-unes eurent du succès : La vie est un songe en dont il fut le traducteur, Arlequin-Pluton () ; le Trésor supposé, en trois actes (s. d.) ; l’Horoscope accompli (), etc.

Il a donné comme éditeur : Histoire du petit Jehan de Saintré (, 3 vol. in-12) ; Essais de Montaigne (, 3 vol. in-4°) ; Œuvres de Rabelais (, 6 vol. in-8°) ; Pathelin, par Pierre Blanchet (, in-12), etc.

La bibliothèque de l’Arsenal possède neuf volumes de ses manuscrits. Son petit-fils Charles a procédé à une réédition érudite de ses parades[3].

RéférencesModifier

  1. Pascal Bastien, L’Exécution publique à Paris au XVIIIe siècle, Seyssel, Champ Vallon, champ vallon, 2006, 272 p. (ISBN 978-2-87673-433-3, lire en ligne), p. 13.
  2. Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, xvi-2096 p., 25 cm (OCLC 500040555, lire en ligne sur Gallica), p. 950.
  3. « Échos et nouvelles », Le Pays, Paris, vol. 44, no 1578,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le 18 septembre 2020).

PublicationsModifier

  • Notes et souvenirs sur le Théâtre-Italien au XVIIIe siècle, J.-E. Gueullette (éd.), Paris, E. Droz, 1938.
  • Sur l'échafaud, Histoires de larrons et d'assassins (1721-1766), Paris, Mercure de France, 2010

BibliographieModifier

  • Jean-Émile Gueullette, Thomas-Simon Gueullette : un magistrat du XVIIIe siècle, ami des lettres, du théâtre et des plaisirs, Paris, E. Droz, 1938, Gr. in-8°, 199 p., pl., portraits hors texte.

Œuvres en ligneModifier

Liens externesModifier