Thérèse de Radiguès

résistante belge

Thérèse de Radiguès de Chennevière, née à Liège le et morte à Forest (Bruxelles) le , est une résistante qui a fait partie du réseau de renseignements La Dame Blanche pendant la Première Guerre mondiale et du réseau Clarence pendant la Deuxième Guerre mondiale[1].

Thérèse de Radiguès
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité

BiographieModifier

Thérèse Minette de Tillesse devient Thérèse de Radiguès de Chennevière en épousant l'aristocrate Henri le [2]. Son mari et elle organisent un service d'évasion en pour aider des soldats français[2]. Ils utilisent leur château de Conneux comme relais pour les prisonniers français évadés[3]. Alors que Henri de Radiguès est arrêté et retenu en Allemagne de à , Thérèse est relâchée après 15 jours de cachot[2]. Elle est active, en tant que chef du peloton 49, au sein du réseau de renseignements de la "Dame Blanche" du liégeois Walther Dewé[2]. Elle dirige 26 agents et fait partie du "conseil de réserve féminin" de l'organisation (en tant que sous-commandante)[3],[2]. Après la Première Guerre mondiale, Thérèse de Radiguès reçoit la croix d'officier du British Empire pour services rendus[2].

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Thérèse de Radiguès a 75 ans. Elle rejoint alors le nouveau réseau mis en place par Walther Dewé, intitulé "Clarence" et fait partie du comité de direction avec quatre autres femmes[2]. Sa maison d'Ixelles sert d'état-major et de dépôt d'armes[2]. Comme lors du premier conflit, Thérèse n'hésite pas à faire appel à son réseau familial et relationnel pour renforcer les forces de la résistance[2]. Le , Walther Dewé est abattu par les Allemands à Ixelles alors qu'il se rend chez Thérèse de Radiguès. Celle-ci est arrêtée et interrogée mais, se faisant passer pour sénile devant les Allemands, elle relâchée et mise en liberté surveillée[2].

RéférencesModifier

  1. Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges : XIXe et XXe siècles, Lannoo Uitgeverij, , 637 p. (ISBN 978-2-87386-434-7, lire en ligne)
  2. a b c d e f g h i et j Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges : XIXe et XXe siècles, Lannoo Uitgeverij, , 637 p. (ISBN 978-2-87386-434-7, lire en ligne)
  3. a et b Rémi KAUFFER, Les femmes de l'ombre : L'histoire occultée des espionnes, Place des éditeurs, , 533 p. (ISBN 978-2-262-08319-9, lire en ligne)