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Tetsuji Takechi
Description de l'image Tetsuji Takechi 01.jpg.

武智 鉄二

Nom de naissance Tetsuji Kawaguchi[1]
Naissance
Osaka (Japon)
Décès (à 75 ans)
Profession

Tetsuji Takechi (武智 鉄二, Takechi Tetsuji?), né le 10 décembre 1912 et mort le 26 juillet 1988, était un réalisateur, metteur en scène, un critique et un auteur. D'abord connu pour ses critiques théâtrales, il produisit dans les années 1940 et 1950 des pièces kabuki expérimentale et populaire. Au milieu des années 1950, il continua son œuvre théâtrale en noh, kyōgen et en théâtre moderne. Fin 1956 et début 1957, il présenta un programme télévisé, The Tetsuji Takechi Hour, qui présentait ses réinterprétations des classiques japonais.

Dans les années 1960, Takechi entra dans l’industrie cinématographique en produisant des films pornographiques soft-core. En 1964, son film Daydream fut le premier pinku eiga gros budget sorti au Japon. Après la sortie de son film Black Snow en 1965, le gouvernement l'arrêta pour indécence. Le procès devint un combat public contre la censure entre les intellectuels japonais et le gouvernement. Takechi gagna le procès, permettant l’essor du genre pinku eiga (film rose) qui domina le cinéma japonais durant les années 1960 et 1970[2],[N 1]. À la fin des années 1960, Takechi produisit trois pinku eiga de plus.

Takechi n'a pas travaillé sur les films pendant les années 1970. Durant les années 1980, il refit deux fois Daydream, avec l'actrice Kyōko Aizome dans chacun des films. Le premier remake de Daydream (1981) est considérée comme le premier film pornographique hardcore du Japon. Bien que Takechi soit peu connu au Japon aujourd'hui, il fut influent dans le milieu du cinéma et du théâtre durant sa vie et ses innovations du kabuki ont été reprises. Il a aussi contribué au futur du pinku eiga au Japon au travers de son combat contre la censure gouvernementale, gagnant ainsi les titres de « Père du Rose » et de « Père du porno japonais »[3],[4].

Sommaire

NotesModifier

  1. « The resultant obscenity trial... ended with a landmark decision which allowed complete narrative freedom in Japanese films. This development paved the way for the thousands of softcore pinku eiga and S & M films which would define Japanese exploitation cinema until... the late '80s... » _ Firsching 2007

SourcesModifier

RéférencesModifier

BibliographieModifier

ComplémentsModifier