Ouvrir le menu principal
Mur de Son d'un sound system lors d'un teknival

Un teknival (ou tekos pour les teufeurs), contraction de techno (parfois orthographiée tekno dans ce contexte très spécifique) et de festival, est un rassemblement de plusieurs sound systems qui peuvent venir librement installer leur « son » (système de sonorisation) pendant plusieurs jours consécutifs. C'est la présence de plusieurs sound systems mais surtout la durée de la fête qui fait la différence entre une free party (généralement pas plus de 48 heures et avec un seul sound system) et un teknival (entre trois et cinq jours et avec plusieurs sound systems), cependant il est possible de voir plusieurs « sons » dans une free party qui dure 24 heures. Ce type d'événement rassemble généralement plusieurs milliers de teufeurs et ne se limite pas au pays où ils se tiennent, les participants étant prêts à faire plusieurs centaines voire des milliers de kilomètres pour y participer.

Sommaire

En FranceModifier

Certains teknivals sont traditionnels et ont lieu chaque année, par exemple les teknivals du nouvel an, le CzechTek ou en France, celui du 1er mai, le teknoz de Bretagne (contraction de « tekos » et « fest-noz ») et le teknival du sud au mois d'août.

En France, les premiers teknivals furent organisés par la Spiral Tribe et leurs soutiens en France à partir de 1993. Ils rassemblent entre 5 000 et 10 000 personnes qui trouvent le chemin du rassemblement grâce à des infolines, messages laissés au dernier moment sur des boîtes vocales anonymes (avant l'émergence de l'internet). On retiendra les teknivals de Beauvais (1993) Fontainebleau (1994, 1995), Chaos de Montpellier-le-Vieux près de Millau (1994), Tarnos (Alien Festival, 1995), Les Andelys (1996) ou Tír na nÓg au Mont Saint-Michel de Brasparts (Finistère, 1996). Le mouvement prendra de l'ampleur jusqu'à son apogée en 1998 avec le teknival mythique de Port-la-Nouvelle dans l'Aude qui rassemblera jusqu'à 100 000 personnes autour de la famille Spiral Tribe. Mais à la fin des années 1990, ces rassemblements rencontrent des problématiques sanitaires (multiplication des décès, création de la mission rave de Médecins du monde en 1997) et sont réprimés par l'État (confiscations de matériel, poursuites des organisateurs). Les teknivals ont ensuite tendance à s'officialiser avec la loi sur la sécurité quotidienne votée le . Le mouvement culmine en termes de fréquentation au milieu des années 2000 rassemblant en moyenne 50 000 personnes (Marigny (Marne), Crucey-Villages, Meucon), voire 100 000 à Chambley-Bussières autour de près de 100 sound systems.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • DeFCore Nombreux reportages et photos sur les premiers Teknivals en France