Stress biotique

Un stress biotique (du grec bios, « vie ») est un stress résultant de l'action néfaste d'un organisme vivant sur un autre organisme vivant telle qu'une attaque d'un pathogène. Il se différencie du stress abiotique exercé par un changement d'environnement comme une pénurie alimentaire, une carence en azote, la dessication, les rayons UV, la pression osmotique, la température, la salinité, le manque d’eau, le vent, la verse, le climatetc.[1]

ThéorisationModifier

 
Triangle de Grime avec les trois stratégies végétales principales sélectionnées en réponse à différents facteurs environnementaux (biotiques ou abiotiques) : stratégie compétitive (C), tolérance au stress (S) et rudéralisation (R).

La tolérance au stress est une stratégie écologique des plantes décrite par Grime dans le cadre de sa théorie des stratégies CSR élaborée en 1974[2].

SyndromeModifier

Les symptômes développés par les organismes soumis à ces facteurs abiotiques sont regroupés sous le terme de syndrome de stress environnementaux.

Chez les plantes, ce syndrome « comprend essentiellement une baisse de la croissance et une réduction de l'acquisition de toutes les autres ressources qui ne sont pas limitantes (par exemple CO2, éléments minéraux, lumière). Cette caractéristique participe vraisemblablement au maintien d'un équilibre entre l'élément limitant et les autres[3] ».

Notes et référencesModifier

  1. Agriculture Nouvelle, « Stress des plantes en agriculture, stress abiotique, explications | Agriculture Nouvelle », (consulté le )
  2. (en) JP Grime, « Vegetation classification by reference to strategies », Nature, vol. 250, no 5461,‎ , p. 26-31 (DOI 10.1038 / 250026a0).
  3. Nicole Michel, Boher Bernard, Valette Catherine, Martinez C., Calatayud Paul-André, Kpemoua Kossi, Daayf C., Daniel Jean-François, Bresson E., Sarah Jean-Louis, Andry C., Geiger Jean-Paul, « Contribution de la cytologie à l'étude des mécanismes de défense des plantes aux attaques parasitaires ». In Interactions insectes-plantes, Calatayud Paul-André (ed.), Vercambre Bernard (ed.), 1996, p. 13.

Voir aussiModifier