Soulèvement du Yorkshire

Soulèvement du Yorkshire

Informations générales
Date 28 avril - mai 1489
Lieu Yorkshire
Issue Victoire royale
Belligérants
Royal Arms of England (1399-1603).svg Royaume d'AngleterreFlag of Yorkshire.svg Yorkshire
Commandants
Royal Arms of England (1399-1603).svg Henri VII
Coat of Arms of Henry Percy, 4th Earl of Northumberland.svg Henry Percy
Coat of Arms of Thomas Howard, 3rd Duke of Norfolk (before 1514).svg Thomas Howard
Unknown escutcheon-fr.svg John Egremont
Unknown escutcheon-fr.svg John Chamber Skull and Crossbones.svg
Forces en présence
8 000 hommesinconnues

Le soulèvement du Yorkshire eut lieu en 1489 en Angleterre, sous le règne d'Henri VII.

CausesModifier

Le Parlement avait décidé de fournir des subsides de 100 000 livres au roi Henri VII. En effet, Henri voulait défendre la Bretagne, qui l'avait accueilli lors de son exil entre 1471 et 1484, contre l'expansion grandissante de la France. Henri VII envoya le comte de Northumberland collecter les taxes pour financer sa campagne. Cependant, nombreux furent ceux qui, dans le Yorkshire, affirmèrent avoir déjà payé par le biais de taxes locales. Ils ne souhaitaient pas donner plus d'argent pour un pays étranger, de surcroît éloigné. De plus, le Yorkshire finançait habituellement les guerres contre l'Écosse, dont les incursions dans le Nord de l'Angleterre étaient assez fréquentes. Enfin, les habitants du Yorkshire considéraient comme injuste le fait que certains comtés, à l'instar du Cumberland et du Westmorland, soient exemptés d'impôts.

La révolteModifier

Une révolte éclata en . Envoyé parlementer avec les rebelles, Northumberland fut jeté à bas de son cheval et massacré ; une note laissée près de son corps le blâma pour la mort de Richard III lors de la bataille de Bosworth en 1485[1]. Les rebelles demandèrent un pardon au roi, que ce dernier refusa. Henri VII envoya 8,000 hommes commandés par Thomas Howard, comte de Surrey. Les rebelles s'enfuirent et leur chef, John Chamber, fut pendu pour trahison. Ils choisirent un nouveau leader en la personne de John Egremont. Ce dernier s'enfuit cependant à la cour de Marguerite d'York en Flandres, une adversaire acharnée d'Henri VII.

SuitesModifier

Les rebelles reçurent finalement un pardon du roi, qui ne pouvait que négocier. Henri VII ne collecta plus de taxes et abandonna son allié breton. Conscient que le Yorkshire avait toujours de la sympathie aux partisans de Richard III, il envoya le comte de Surrey, un ancien partisan de la Maison d'York, pacifier la région.

BibliographieModifier

  • Derrick Murphy; Allan Keen; Michael Tillbrook; Patrick Walsh-Atkins, (1999). England 1485-1603. HarperCollins UK. (ISBN 9780003271249).
  • Anthony Fletcher; Diarmaid MacCulloch, (2015). Tudor Rebellions. Routledge. (ISBN 978-1138839212).

RéférencesModifier

  1. Adams 2002, p. 20.