Siguiri

Préfecture de Guinée

Siguiri (en arabe:سیجویری) est à la fois une préfecture et une ville situées au nord-est de la Guinée.

Siguiri
Image dans Infobox.
Géographie
Pays
Région
Préfecture
Sous-préfecture
Siguiri-Centre (d)
Capitale de
Coordonnées
GN-Siguiri.png
Localisation de Siguiri en Guinée
Démographie
Population
183 875 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata

La ville, située en bordure du fleuve Niger, est le chef-lieu de la préfecture homonyme dans la région de Kankan.

En plus de Siguiri comme chef-lieu et principale mairie, la préfecture compte 12 sous-préfectures, chacune se confondant avec une communauté rurale de développement (CRD) homonyme se nommant comme suit, par ordre alphabétique: Bankon, Doko, Franwalia, Kinièbakoura, Kintinian, Maleah, Naboun, Niagassola, Niandankoro, Norassoba, Noukounkan et Siguirini.

HistoireModifier

Siguiri fut fondée par les frères Magassouba. La fondation à la fin des années 90 de la société aurifère de Guinée (SAG) a permis l'essor économique de la ville.

PopulationModifier

 
Écoliers de Siguiri

À partir d'une extrapolation du recensement de 2014 (RGPH3), la population de Siguiri Centre a été estimée à 196 308 personnes en 2016[1].

ÉconomieModifier

Les activités agricoles, surtout prospères le long des fleuves Niger et Tinkisso, de même que celles de l'orpaillage traditionnel autour de plusieurs de ses villages y sont nombreuses.

La préfecture abrite aussi une importante mine d'or gérée par la Société AngloGold Ashanti de Guinée (SAG), propriété à 85 % de la multinationale AngloGold Corporation et à 15 % de l'État guinéen.

TourismeModifier

 
Balafon mythique le Sosso Bala

Siguiri est aussi une préfecture touristique. Elle abrite à Niagassola le siège de l'instrument musical appelé le balafon ("sosso bala") qui fait maintenant partie du patrimoine mondial de l'UNESCO, de même qu'un vieux fort français et un cimetière où sont enterrés des Espagnols et des Français.

Éducation et transportModifier

La ville de Siguiri abrite les services administratifs et les principales infrastructures socio-communautaires de la préfecture. On y trouve l'École régionale d'art et métier (ÉRAM ), un hôpital, d'un aéroport régional, d'un grand marché et d'une importante gare routière. Elle sert aussi de principal relais de la Guinée avec le Mali voisin et sa capitale Bamako.

GalerieModifier

Personnalités liéesModifier

Notes et référencesModifier

  1. République de Guinée, Institut national de la statistique, Annuaire statistique 2016, p. 53 [1]

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Cheick Fantamady Conde, Histoire de Siguiri. De l'implémentation coloniale à l'indépendance (1888-1958), L'Harmattan Guinée, 2017, 300 p. (ISBN 9782140033964)

Articles connexesModifier