Sid et Nancy

film sorti en 1986
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Sid et Nancy
Description de cette image, également commentée ci-après
Sid Vicious lors d'un concert en 1978

Titre original Sid and Nancy
Réalisation Alex Cox
Scénario Alex Cox
Abbe Wool
Acteurs principaux
Sociétés de production Zenith Entertainment
Initial Pictures
U.K. Productions Entity
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Drame biographique
Durée 112 minutes
Sortie 1986

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sid et Nancy (Sid and Nancy) est un film britannique réalisé par Alex Cox, sorti en 1986. Il s'agit d'un film biographique sur Sid Vicious, notamment sa relation avec Nancy Spungen.

SynopsisModifier

À la fin des années 1970, à Londres, c'est l'explosion du mouvement punk et des Sex Pistols, populaires pour leur provocation. Sid Vicious, bassiste du groupe, rencontre Nancy Spungen, l'une de ses groupies. Leur tragique histoire d'amour débute ainsi : Sid et Nancy sont alors victimes de la drogue, de la dépendance, de la violence et de l'excès.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

ProductionModifier

Interprétation et réception critiqueModifier

Pour son interprétation du chanteur et bassiste, Gary Oldman interroge la mère du défunt Sid Vicious, qui, en plus de nombreuses informations utiles sur ses habitudes, lui offre le collier et le bracelet en cuir de son fils, qu'il porte tout au long du tournage[1]. Pour imiter la silhouette efflanquée et l'addiction de Sid Vicious, Oldman rencontre des toxicomanes et va même jusqu'à perdre plus de 13 kg (30 livres)[2] grâce à un régime si draconien qu'il dut être hospitalisé[3].

Le film rencontre un bon accueil du public et des critiques. Roger Ebert, le célèbre critique américain, écrit dans sa rubrique pour le Chicago Sun-Times, que Alex Cox et son équipe « ont réussi l'habile défi de créer un film plein de bruit et de fureur, en racontant une histoire délicate au milieu[N 1],[4] ». Dans un article sur Gary Oldman, il qualifie le couple du film (Sid Vicious et Nancy Spungen) de « Roméo et Juliette punk rock[N 2]. »

En revanche, certains proches de Sid Vicious, en particulier le chanteur principal des Sex Pistols, Johnny Rotten (de son vrai nom John Lydon), considèrent que le film est une atteinte à la mémoire du jeune homme :

« Pour moi, ce film est d'une grande médiocrité. Je crois sincèrement qu'il célèbre l'addiction à l'héroïne. Il la glorifie clairement à la fin, lorsque ce stupide taxi roule droit vers le ciel. C'est d'une telle absurdité. Les scènes sordides dans l'hôtel à New York sont bien, sauf qu'elles auraient dû être encore plus sordides. Toutes les scènes à Londres avec les Pistols sont absurdes. Aucune d'entre elles n'est réaliste. Le type qui a joué Sid, Gary Oldman, je l'ai trouvé plutôt bon. Mais même lui n'a joué que l'homme de scène, et non celui qu'était vraiment Sid Vicious. Je ne pense pas que ce soit la faute de Gary Oldman, car c'est un sacré bon acteur. Si seulement il avait eu l'occasion de parler à quelqu'un qui connaissait ce type. Je ne pense pas qu'ils aient jamais eu l'intention de faire des recherches sérieuses afin de faire un film précis. Il a été fait tout simplement pour l'argent. Que l'on humilie la vie de quelqu'un comme ça - et avec grand succès - m'a beaucoup agacé. L'ironie, finalement, c'est qu'on me pose encore des questions à ce sujet. Je dois expliquer que tout est faux[N 3]. »

— John Lydon, Rotten - No Irish, No Blacks, No Dogs[5]

Le magazine Uncut de février 2007 classe Gary Oldman 8e de sa liste des 10 Best actors in rockin' roles, décrivant son interprétation de « très sympathique lecture de la figure de proue du mouvement punk comme un homme-enfant perdu et désorienté[N 4] ». Il est aussi classé 62e des 100 meilleurs rôles de tous les temps par le magazine Première dans sa version américaine[6]. Il obtient enfin pour ce rôle l'Evening Standard British Film Awards du nouveau venu le plus prometteur[7].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Gary Oldman : Biographie », Current Biography,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Les acteurs ayant perdu le plus de poids pour un rôle dans un film », sur Listology.com (consulté le 1er juin 2009)
  3. (en) Dominc Wills, « Biographie de Gary Oldman », sur Talk Talk (consulté le 8 décembre 2)
  4. (en) Roger Ebert, Roger Ebert's Four Star Movie Guide, Andrews & McMeel, (ISBN 0-312-11883-X)
  5. (en) John Lydon, Rotten - No Irish, No Blacks, No Dogs, Hodder & Staughton Ltd, (ISBN 0-312-11883-X), p. 150-151
  6. (en) « Première - Les 100 meilleures performances de tous les temps », sur Listology.com (consulté le 1er juin 2009)
  7. (en) « Evening Standard British Film Awards 1987 », sur l'IMDB (consulté le 1er juin 2009)

NotesModifier

  1. Citation originale : « pull off the neat trick of creating a movie full of noise and fury, and telling a meticulous story right in the middle of it »
  2. Citation originale : « Punk Rock's Romeo and Juliet »
  3. Citation originale : « To me this movie is the lowest form of life. I honestly believe that it celebrates heroin addiction. It definitely glorifies it at the end when that stupid taxi drives off into the sky. That's such nonsense. The squalid New York hotel scenes were fine, except they needed to be even more squalid. All of the scenes in London with the Pistols were nonsense. None bore any sense of reality. The chap who played Sid, Gary Oldman, I thought was quite good. But even he only played the stage persona as opposed to the real person. I don’t consider that Gary Oldman's fault because he’s a bloody good actor. If only he had the opportunity to speak to someone who knew the man. I don’t think they ever had the intent to research properly in order to make a seriously accurate movie. It was all just for money, wasn't it? To humiliate somebody’s life like that - and very successfully - was very annoying to me. The final irony is that I still get asked questions about it. I have to explain that it's all wrong. It was all someone else’s fucking fantasy, some Oxford graduate who missed the punk rock era. The bastard. »
  4. Citation originale : « Hugely sympathetic reading of the punk figurehead as a lost and bewildered manchild »

Liens externesModifier