Shinjū-kyō

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Shinjū-kyō (神獣鏡?, « miroir de la déité et de la bête ») est un ancien type de miroir en bronze japonais décoré d'images de dieux et d'animaux en relief de la mythologie chinoise et dont la face opposée est un miroir poli.

Sankakuen-shinjūkyō à Yamashiro (Kyoto).

ÉtymologieModifier

L'étymologie de shinjū-kyō est dérivé du chinois shen (神, « esprit ; dieu »), Xian (仙, « transcendant ; immortel »).

ArchéologieModifier

Le style shinjū-kyō de miroir de bronze vient de Chine et fut souvent produit durant la dynastie Han, les trois Royaumes de Chine et les six dynasties (Ier au VIe siècle).

Des excavations archéologiques de tombes japonaises de la période Kofun (Ier au VIIe siècle) ont révélé de nombreux shinjū-kyō, et les divisent dans plusieurs sous-types incluant:

  • sankakuen-shinjū-kyō (三角縁神獣鏡?, « miroir de bêtes et de dieux à bord triangulaire ») ;
  • gamontai-shinjū-kyō (画文帯神獣鏡?, « miroir de bêtes et de dieux décoré en bandes ») ;
  • hirabuchi-shinjū-kyō (平縁神獣鏡?, « miroir de bêtes et de dieux à bord plat »).

La tombe Kurotsuka kofun est une tombe excavée dans la préfecture de Nara contenant 33 sankakuen-shinjū-kyō miroirs de bronze. Certains scientifiques (Edwards 1998, 1999 ; Nishikawa 1999) croient qu'il s'agit là des miroirs originaux de l'empereur Cao Rui présentés à la reine Himiko, mais certains autres le nient.

Reflets et motifsModifier

Des copies de ces miroirs ont révélé que les motifs sont projetables sur une surface au moyen d'une lumière directe comme les reflets du soleil.

Source de la traductionModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Walter Edwards, « Mirrors on Ancient Yamato: The Kurozuka Kofun Discovery and the Question of Yamatai », Monumenta Nipponica, vol. 54, no 1,‎ , p. 75-110.
  • Tsunoda Ryūsaku et L. Carrington Goodrich (trad. 1951), Japan in the Chinese Dynastic Histories: Later Han Through Ming Dynasties, P. D. et Ione Perkins.
  • Toshikatsu Nishikawa, « Sankakubuchi shinjukyo (Triangular-rimmed mirrors) and the Mirrors Presented to Himiko », Nihon kōgaku, vol. 6,‎ , p. 87-99 (lire en ligne).
  • (en) Walter Edwards, « Mirrors to Japanese History », Archeology, vol. 51, no 3,‎ (lire en ligne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier