Rue de Trévise

rue de Paris, France

9e arrt
Rue de Trévise
Image illustrative de l’article Rue de Trévise
Rue de Trévise (à droite) au carrefour de la rue Bergère.
Situation
Arrondissement 9e
Quartier Faubourg-Montmartre
Début 22, rue Bergère
Fin 76, rue La Fayette
Morphologie
Longueur 415 m
Largeur 12 m
Géocodification
Ville de Paris 9434
DGI 9440
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
rue de Trévise
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La rue de Trévise est une voie publique du quartier du Faubourg-Montmartre (9e arrondissement de Paris).

Situation et accèsModifier

La rue est desservie par les stations :

Origine du nomModifier

 
Édouard Mortier, duc de Trévise.

Cette voie porte le nom du maréchal Mortier (1768-1835), duc de Trévise.

HistoriqueModifier

 
Rue de Trévise bloquée en janvier 2020, un an après l'explosion.

Cette voie a été ouverte sous sa dénomination actuelle par une ordonnance du 14 décembre 1836, sur l'emplacement de l'ancien hôtel particulier du maréchal Mortier, duc de Trévise, entre la rue Richer et la rue Bleue.

Elle est prolongée une première fois, par une ordonnance du 11 août 1844 entre la rue Richer et la rue Bergère, puis une seconde fois entre la rue Bleue et la rue Lafayette par un décret du 27 août 1859[1].

À la suite de l'explosion survenue au no 6 le 12 janvier 2019, la circulation est interdite sur la portion de la rue de Trévise entre la rue Bergère et les rues de Montyon et de Sainte-Cécile. Les immeubles des 4 et 6 rue de Trévise, 3-5-7 rue de Trévise et 13 rue Sainte-Cécile demeurent placés sous arrêté d’interdiction d’occupation compte tenu de l’état de dangerosité du bâti. La zone est fermée par une palissade gardiennée 24h/24[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

6, rue de TréviseModifier

Le 12 janvier 2019 vers 9 heures, une explosion accidentelle, probablement due au gaz, se produit dans les sous sol de l'immeuble qui fait l'angle avec la rue Sainte-Cécile faisant une cinquantaine de victimes dont une dizaine grièvement et au moins quatre morts dont deux pompiers, une habitante de l'immeuble et une touriste espagnole[3]. Sous la violence de l'explosion, le sol du bâtiment s'est effondré et un incendie a débuté[3] mais circonscrit dans la matinée. Plusieurs voitures ont été renversées et incendiés et les vitres des immeubles sur une centaine de mètres alentours se sont brisées sous l'onde de choc qui s'est propagée dans les rues environnantes[3].

14, rue de TréviseModifier

Au numéro 14 se trouve le théâtre Trévise, ainsi qu'un foyer pour étudiants qui occupe le bâtiment depuis 1893, géré par l'Union chrétienne de jeunes gens (UCJG), correspondante française des Young Men's Christian Association. C'est dans le gymnase de ce foyer que le 27 décembre 1893, fut disputé le premier match de basket-ball en France, et en Europe[4]. L'événement a lieu un an après le premier match disputé en public, dans le gymnase du Springfield College aux États-Unis dont les éléments ont été acheminés jusqu'au gymnase de la rue de Trévise de façon à le reconstituer à l'identique[5],[6].

Durant l’entre-deux-guerres, les installations de l’UCJG comportaient une piscine où l’on pouvait se baigner nu[7].

On y trouve maintenant la rédaction de La Voix protestante, mais aussi le siège régional de l'Église réformée de France.

28, rue de TréviseModifier

Au numéro 28 se trouve une école de coiffure depuis 1945. Elle a accueilli de nombreux coiffeurs dont Théo Sarapo, le dernier mari d'Édith Piaf. Elle prépare au CAP coiffure, puis au BP coiffure et CQP responsable de salon de coiffure. Elle a appartenu à Gérard Glémain, fondateur du groupe Saint-Algue. Aujourd'hui, elle s'appelle l'ISEC.

32, rue de TréviseModifier

Au numéro 32 se trouve l’hôtel Bony, ancien hôtel particulier du duc de Trévise, un monument classé.

Notes et référencesModifier

  1. « Rue de Trévise », mairie de Paris, www.v2asp.paris.fr (Site consulté le 11 novembre 2012). « Origine du nom » : ouverte sur l’emplacement de l’hôtel du maréchal Mortier, duc de Trévise (1768-1835).
  2. « Explosion rue de Trévise : les dernières infos », sur Site de la ville de Paris (consulté le 14 novembre 2019)
  3. a b et c Rédaction LCI, « Explosion rue de Trévise à Paris : 4 morts, ce que l'on sait », sur lci.fr, (consulté le 13 janvier 2019).
  4. Nicolas Mathieu, « Quels sont les obstacles à la professionnalisation d'un club de basket-ball amateur ? », Université Paris XII (licence STAPS Management du Sport),  : « Le premier match de basket-ball en Europe s'est déroulé sur le sol français en 1893, rue de Trévise à Paris. ».
  5. « Rue de Trévise », sur ffbb.com, Fédération française de basket-ball (consulté le 2 juillet 2016).
  6. Julien Moro, « On a retrouvé le premier terrain de basket d'Europe, rue de Trévise », sur dailyneuvieme.com, (consulté le 2 juillet 2016).
  7. Gilles Barbedette et Michel Carassou, Paris gay 1925, Non-lieu, 2008, 280 p., illustré (ISBN 978-2-35270-049-4), voir à la p. 55 le témoignage de Daniel Guérin (1904-1988).

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier