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Rue Saint-Guillaume

rue de Paris, France

7e arrt
Rue Saint-Guillaume
Image illustrative de l’article Rue Saint-Guillaume
La rue Saint-Guillaume vue depuis le boulevard Saint-Germain.
Situation
Arrondissement 7e
Quartier Saint-Thomas-d'Aquin
Début Rue Perronet et rue du Pré-aux-Clercs
Fin Rue de Grenelle
Morphologie
Longueur 245 m
Largeur 10 m
Géocodification
Ville de Paris 8856
DGI 8631

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Saint-Guillaume
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Saint-Guillaume est une voie située dans le 7e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

OdonymieModifier

Réunion de deux anciennes rues, la rue Saint-Guillaume a porté des odonymes différents sur les deux sections.

La première, qui reliait la rue de Grenelle à la rue Saint-Dominique (sur l'emplacement de l'actuel boulevard Saint-Germain), s'appelait « chemin du cimetière Saint-Père » en 1502, « chemin qui va de Saint-Père à la Maladrerie » en 1529, « rue du Plessis » de 1595 à 1628, « rue Neuve des Rosiers » puis « rue des Rosiers » sous Louis XIII.

Le seconde, qui reliait la rue Saint-Dominique à la rue des Saints-Pères, s'est appelée « rue de la Butte » jusqu'au milieu du XVIe siècle. Le plan de Gomboust signale qu'elle porte le nom de « rue Saint-Guillaume » en 1652. La rue rend ainsi hommage à Guillaume de Bourges, évêque de Bourges au XIIIe siècle et saint patron de l'université de Paris. C'est cet odonyme qui s'applique aujourd'hui aux deux sections, auxquelles a toutefois été soustraite une partie pour former la rue Perronet sous le Second Empire.

HistoireModifier

En 1865, à l'occasion des travaux de percement du boulevard Saint-Germain, la rue prend ses limites et son nom actuels : la rue Saint-Guillaume absorbe la rue des Rosiers, qui se trouve dans sa continuité de l'autre côté du nouveau boulevard, et la partie qui se trouve après le coude que formait autrefois la rue Saint-Guillaume devient une rue à part entière, sous le nom de « rue Perronet[1] ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • No 10 : en 1840, siège du bureau des Annales de philosophie chrétienne.
  • No 14 : hôtel. Ici est née l'artiste peintre Jeanne Simon, fille de l'avocat et administrateur de biens Fernand Dauchez qui y avait ses bureaux. Son fils, le peintre et graveur paysagiste André Dauchez (1870-1948), a habité l'immeuble sur cour construit par son père et y avait son atelier.
  • No 16 : hôtel de Laigue, ou du président Talon, ou de Créqui, ou de Béthune. Fréquenté par Lamartine, Renan et Proust. Actuellement propriété de Michel David-Weill, ancien président de la banque Lazard.
  • Nos 21-23-25 : ancien hôtel d'Eaubonne, démoli en 1888, et construction sur son emplacement de l'actuel immeuble et hôtel du no 21, construit par l'architecte André Tournade[2].
  • No 27 : autrefois s'y tenait une maison appartenant à Augustin Cochin (1823-1872). Actuels bâtiments principaux de la Fondation nationale des sciences politiques et de l’Institut d'études politiques de Paris, lequel est géré par ladite FNSP. On y trouve également la libraire des Presses de Sciences Po. De ce fait, le bulletin de liaison de l'association des anciens élèves de cette école a pris pour nom La Lettre de la rue Saint-Guillaume, et l'IEP de Paris est souvent désigné par métonymie par l'expression « la rue Saint-Guillaume ». Similairement, l'aumônerie catholique des étudiants de Sciences Po, l'une des plus anciennes associations de l'école, se nomme le Centre Saint-Guillaume[3].
  • No 28 : bâtiments de l'Institut de droit comparé, rattaché à l'université Panthéon-Assas Paris II.
  • No 31 : en fond de cour se trouve la maison de Verre, réalisée par l'architecte-décorateur Pierre Chareau et l'architecte Bernard Bijvoet entre 1928 et 1931.
  • No 34 : hôtel particulier ayant appartenu à Théodore Vernier, où il passa ses dernières années et décéda.

Notes et référencesModifier

  1. « Rue Saint-Guillaume », nomenclature officielle des voies de Paris, www.v2asp.paris.fr.
  2. Qui édifia par ailleurs au no 50 l'un des plus beaux hôtels de l'avenue Montaigne dont il ne reste que la façade.
  3. Site officiel du centre Saint-Guillaume, aumoneriesciencespo.fr.