Rouge tomate

nom de couleur en usage dans le domaine de la décoration pour désigner un rouge vif, en référence à la couleur de la variété la plus commune de tomates arrivée à maturité
Tomate.

Rouge tomate est un nom de couleur en usage dans le domaine de la décoration pour désigner un rouge vif, en référence à la couleur de la variété la plus commune de tomates arrivée à maturité.

Le nuancier RAL indique RAL 3013 rouge tomate[1].

HistoireModifier

Au XIXe siècle, Michel-Eugène Chevreul a entrepris de situer les couleurs les unes par rapport aux autres et par rapport aux raies de Fraunhofer. « Tomate » est l'« objet le plus connu qui correspond » à la plage 1 rouge-orangé (11 ton) de son cercle chromatique principal[2].

Le Répertoire de couleurs de la Société des chrysanthémistes, publié en 1905, indique quatre tons, plus ou moins orangés, pour le « rouge tomate », et donne comme synonyme français le « rouge écrevisse[3] ».

La couleur de la tomateModifier

Comme pour les autres fruits et produits naturels, la couleur est un des moyens les plus accessibles pour évaluer la qualité et la maturité de la tomate. Les agronomes n'ont pas manqué d'étudier ses variations au cours du processus, et sa corrélation avec les caractéristiques gustatives et sanitaires du fruit. C'est un domaine d'utilité de la colorimétrie. La réflectance de la peau dans le proche infrarouge a notamment fait l'objet d'investigations[4].

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « RAL classic Farben ».
  2. Michel-Eugène Chevreul, « Moyen de nommer et de définir les couleurs », Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, t. 33,‎ , p. 137 (lire en ligne). 1 orangé-jaune : longueur d'onde dominante λ = 617,2 nanomètres ; 11 ton : Y = 0,165. Illuminant D55. Pureté colorimétrique 60 %.
  3. Henri Dauthenay, Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits : publié par la Société française des chrysanthémistes et René Oberthür ; avec la collaboration principale de Henri Dauthenay, et celle de MM. Julien Mouillefert, C. Harman Payne, Max Leichtlin, N. Severi et Miguel Cortès, vol. 1, Paris, Librairie horticole, (lire en ligne), p. 81.
  4. Cédric Camps, « Mesure non destructive de la qualité des tomates par spectroscopie NIR », Revue suisse de viticulture, arboriculture, horticulture, vol. 42, no 5,‎ , p. 298-303.