Ron McCroby

Siffleur de jazz
Ron McCroby
Nom de naissance Ronald Abbott McCroby
Naissance
Morgantown (Virginie occidentale, USA)
Décès (à 68 ans)
Aurora, (Ohio, USA)
Genre musical Jazz
Instruments clarinette, saxophone, sifflement (puccolo)
Années actives 1981-2002

Ron McCroby (1933-2002), de son vrai nom Ronald Abbott McCroby, est un musicien instrumentiste américain réputé maître dans l'art du sifflement de jazz. Révélé sur le tard, il se produit de 1981 à 2002.

BiographieModifier

 
Piccolo en action

Ron McCroby, fils de barbier, grandi à Morgantown, en Virginie-Occidentale. Il apprend la musique avec un ancien membre de l'orchestre de John Philip Sousa et joue de la clarinette dans l'orchestre du lycée. Son talent de siffleur est déjà présent, mais il n'en fait pas montrance. Il se spécialise en musique à l'Université de Virginie-Occidentale. Il se marie rapidement et accepte un emploi dans une agence de publicité de Cincinnati où il canalise ses talents musicaux dans la composition, l'arrangement et la production de publicités pour la radio et la télévision[1],[2].

À la fin des années soixante-dix, Ron McCroby est un cadre publicitaire de l'entreprise Little Tikes de bientôt cinquante ans, marié et père de 6 enfants. Il joue à titre d'amateur en tant que clarinettiste, saxophoniste ou flutiste dans des groupes de jazz. En 1981, sur les conseils de sa compagne, il se produit dans un club de musique de Cincinnati. Il y siffle ce qu'il nomme le « Pucculo », un néologisme composé de l'anglais « pucker whistling » pouvant se traduire par sifflement par pincement des lèvres et piccolo, une petite flûte traversière. Très apprécié du public, il est rapidement invité sur l'emission de télévision de Johnny Carson, The Tonight Show[3] qui lui donne une grande visiblité. Dès lors, il se produit dans de nombreux festivals de jazz tels que les ceux de Newport et Monterey ou encore le Concord Jazz Festival, près de San Francisco et le festival de musique à Pori, en Finlande[1],[2].

Ron McCroby devient semi-retraité de son ancien emploi, travaille en tant que consultant et dirige également sa propre entreprise de jingle, RAM Productions. Sa compagne devient son impresario[1]. Il joue avec de grands noms du jazz tels que Erich Kunzel, Frankie Laine et avec le Cincinnati Symphony Orchestra. En 1983, 1984 et 1985, il enregistre successivement trois albums sous forme de vinyles. Il y siffle, des standards du jazz ou de musique classique sur des thêmes allant de Blue Rondo a la Turk à Vivaldi en passant par Andy Griffith. En 2001, il se rend aux Pays-Bas et enregistre un disque avec le Hans Mantel Trio[4]. Il meurt en 2002 d'une crise cardiaque,[2].

Les critiques qualifient ses préstations de « brillantes » et considèrent les notes de son sifflement comme « riches et pures » ; ses improvisations, souvent sur des classiques du jazz tels If You Could See Me Now ou Boplicity, sont qualifiées de « musicalement impressionnantes »[1]. Il est doté d'une intonation sûre et d'une parfaite maîtrise technique. Antonio Carlos Jobim le gratifira d'un « el mejor silbador del mundo » (le meilleur siffleur du monde)[5],[2].

DiscographieModifier

Selon Discogs[4] :

RéférencesModifier

  1. a b c et d (en) David Sheff, « They Laughed When Ron McCroby Puckered Up, but Now He's Whistlin' Jazz, Not Dixie », People.,‎ (lire en ligne).
  2. a b c et d (en) Steve Huey, « Ron McCroby », sur AllMusic (consulté le 30 octobre 2019).
  3. Vidéo montrant le passage de Ron McCroby à l'émission de Johnny Carson
  4. a et b (en) « Ron McCroby », sur Discogs (consulté le 29 octobre 2019).
  5. (en) José Octavio Velasco-Tejeda, Deluxe Chimp, Palibrio, , 186 p. (ISBN 9781463391010).

Liens externesModifier