Récession du début des années 1980 aux États-Unis

La récession du début des années 1980 aux États-Unis est une récession qui a eu lieu au début des années 1980 aux États-Unis. Il s'agit d'un moment important de l'histoire économique américaine.

HistoireModifier

La récession du début des années 1980 est en réalité une récession longue, entrecoupée d'une période de faible reprise. La première récession a débuté en et s'est finie six mois plus tard avec le retour de la croissance. Bien que la reprise économique eût été au rendez-vous, le taux de chômage est resté inchangé jusqu'au début d'une deuxième récession en . Cette deuxième période de ralentissement économique a pris fin 16 mois plus tard en . L'économie est alors rentrée dans une phase de forte reprise et a connu une forte période d'expansion jusqu'en 1990, couvrant ainsi tout le mandat de Ronald Reagan.

Les causes de la récession de 1980 - 1982 sont débattues. Elles comprennent notamment la politique monétaire restrictive menée par la Réserve fédérale afin de lutter contre les hauts niveaux d'inflation dus, notamment, au deuxième choc pétrolier. Les secteurs de l'industrie et du bâtiment n'ont pas réussi à récupérer avant une inflation plus importante qui réduisit l'effet de la politique monétaire adoptée par la Réserve fédérale en 1981, ce qui causa une seconde récession. En raison de leur proximité et de leurs effets combinés, ces deux récessions sont communément appelées « Récession du début des années 1980 » qui est un exemple de récession en forme de W, aussi appelée récession double dip.

Cette période de récession a marqué un changement dans les politiques économiques américaines d'une gestion de l'économie traditionnellement keynésienne vers une gestion néolibérale. Ce changement a été principalement réalisé grâce à une réforme fiscale et à une politique monétaire très stricte de la part de la Réserve fédérale, fondée sur les conclusions de l'école monétariste. Il s'ensuivit une période de forte reprise qui déboucha sur une longue période de croissance stable qui a considérablement accru la popularité des concepts économiques keynésien et néolibéral auprès des milieux politiques et académiques.

Articles connexesModifier