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Prolongation alternative des télomères

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir ALT.

La prolongation alternative des télomères de l'anglais Alternative Lengthening of Telomeres (ALT) désigne «  » l'allongement alternatif des télomères des cellules cancéreuses non par l'action des télomerases mais grâce à un allongement par recombinaison[1].

Environ 5 à 10 % des cancers humains activent l'allongement alternatif des télomères (ALT). Ce mécanisme repose sur l'allongement par recombinaison. Avec des télomères grandement raccourcis, une prolifération cellulaire est possible par inactivation des voies p53 et pRb. Les cellules entrant dans la prolifération après l'inactivation des voies p53 et pRb subissent une « crise ». Cette crise est caractérisée par des réarrangements chromosomiques grossiers et l'instabilité du génome. La quasi-totalité des cellules n’y survivent pas. Dans de rares cas, des cellules émergent de cette crise immortalisée par l'allongement des télomères soit par une activation de la télomérase, soit par l'ALT[2]. La première description d'une lignée cellulaire ALT a démontré que leurs télomères étaient très hétérogènes en longueur et ce qui impliquait une recombinaison[3]. Des études ultérieures ont confirmé le rôle des recombinaisons dans le maintien des télomères par ALT[4], mais le mécanisme exact n'est pas encore déterminé. Les cellules ALT produisent des cercles en T (cercles télomériques) abondants, produits possibles de la recombinaison intratelomérique et de la résolution de la boucle en T[5],[6],[7].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Alternative lengthening of telomeres in mammalian cells », , Published online: 24 January 2002; | doi:10.1038/sj.onc.1205058, vol. 21, no 4,‎ (DOI 10.1038/sj.onc.1205058, lire en ligne, consulté le 3 mars 2017)
  2. Roger R. Reddel et Tracy M. Bryan, « Alternative lengthening of telomeres: dangerous road less travelled », Lancet (London, England), vol. 361, no 9372,‎ , p. 1840–1841 (ISSN 0140-6736, PMID 12788566, DOI 10.1016/S0140-6736(03)13538-6, lire en ligne, consulté le 3 mars 2017)
  3. J P Murnane, L Sabatier, B A Marder et W F Morgan, « Telomere dynamics in an immortal human cell line. », The EMBO Journal, vol. 13, no 20,‎ , p. 4953–4962 (ISSN 0261-4189, PMID 7957062, PMCID PMC395436, lire en ligne, consulté le 3 mars 2017)
  4. (en) Melissa A. Dunham, Axel A. Neumann, Clare L. Fasching et Roger R. Reddel, « Telomere maintenance by recombination in human cells », Nature Genetics, vol. 26, no 4,‎ , p. 447–450 (ISSN 1061-4036, DOI 10.1038/82586, lire en ligne, consulté le 3 mars 2017)
  5. (en) L. Tomaska, « Extragenomic double-stranded DNA circles in yeast with linear mitochondrial genomes: potential involvement in telomere maintenance », Nucleic Acids Research, vol. 28, no 22,‎ , p. 4479–4487 (ISSN 0305-1048, DOI 10.1093/nar/28.22.4479, lire en ligne, consulté le 3 mars 2017)
  6. (en) Lubomir Tomaska, Jozef Nosek, Juraj Kramara et Jack D. Griffith, « Telomeric circles: universal players in telomere maintenance? », Nature Structural & Molecular Biology, vol. 16, no 10,‎ , p. 1010–1015 (ISSN 1545-9993, PMID 19809492, PMCID PMC4041010, DOI 10.1038/nsmb.1660, lire en ligne, consulté le 3 mars 2017)
  7. (en) Anthony J. Cesare et Jack D. Griffith, « Telomeric DNA in ALT Cells Is Characterized by Free Telomeric Circles and Heterogeneous t-Loops », Molecular and Cellular Biology, vol. 24, no 22,‎ , p. 9948–9957 (ISSN 0270-7306 et 1098-5549, PMID 15509797, PMCID PMC525488, DOI 10.1128/MCB.24.22.9948-9957.2004, lire en ligne, consulté le 3 mars 2017)

Voir aussiModifier