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La proclamation de Kościuszko est un discours prononcé par Tadeusz Kościuszko à Cracovie le 24 mars 1794. Le discours est considéré comme le point de départ de l'insurrection de Kościuszko contre les forces impériales russes occupant la Pologne.

DéroulementModifier

 
Peinture contemporaine de la proclamation par Franciszek Smuglewicz.

Vers 10 heures, sur la place de la vieille ville de Cracovie, l'acte d'insurrection fut lu par le représentant de Cracovie au Sejm[1]. Le document donnait à Tadeusz Kościuszko le commandement des forces armées nationales (polonais : Siła Zbrojna Narodowa) et promettait de faire réunir le Conseil suprême national. Écrit par Hugo Kołłątaj, défendant la physiocratie, il commençait par[2] :

« L'état misérable dans lequel se trouve la Pologne est connu de l'univers ; les indignités des deux puissances voisines et les crimes des traitres à leur pays ont coulé cette nation dans l'abysse de la misère. »

Peu après, Kościuszko prit la parole et prêta serment[1] :

« Moi, Tadeusz Kościuszko, jure par la présente devant Dieu à la nation polonaise, que je n'utiliserait pas les pouvoirs qui me sont confiés pour oppresser quiconque, mais pour défendre l'intégrité des frontières, le retour de la souveraineté de la Nation et le renforcement de la liberté universel. Que Dieu et l'innocente passion de Son Fils me viennent en aide ! »

ConséquenceModifier

Le 10 mai, le Conseil fut nommé par Kościuszko. Il était présidé par Kolontay, comme ministre du Trésor, et composé de Potocki, en tant que ministre des Affaires étrangères, et d'autres ministres à la justice, à la sécurité, à l'armée, à l'approvisionnement, aux affaires nationales et aux affaires administratives. Le Conseil émit de la monnaie avec la devise « Liberté, Unité, Indépendance – La République, 1794 »[3].

Kościuszko déclara que le Conseil était composé de « ... citoyens virtueux et d'amis du peuple, et quand je les ai nommé, je ne voulais pas savoir s'ils étaient paysans, bourgeois ou aristocrates ».

SourcesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Storozynski 2009, p. 182
  2. Storozynski 2009, p. 180
  3. Storozynski 2009, p. 192

BibliographieModifier

  • A. Storozynski, The Peasant Prince, New York, St. Martin's Press, (ISBN 9780312388027)