Population fantôme

Une population fantôme, en génétique, est une population éteinte dont l'existence a été inférée par des études génétiques portant sur les populations existantes : même si la population disparue ne peut être associée à aucun fossile connu, sa contribution génétique a été isolée.

Exemples chez l'être humainModifier

  • Une population fantôme a contribué pour 8% au patrimoine génétique des Yorubas[1] mais aussi des Khoïsans (4%), des Pygmées Mbuti (4.3%) et des Mandenka (5.8%)[2]
  • L'Homme de Denisova a d'abord été identifié par la génétique (donc en tant que population fantôme) avant que des restes soient découverts en Sibérie[3]
  • Une population fantôme apparentée aux mélanésiens a contribué au patrimoine génétique des indigènes de l'amazonie[4].

RéférencesModifier

  1. (en) Arun Durvasula et Sriram Sankararaman, « Recovering signals of ghost archaic admixture in the genomes of present-day Africans », bioRxiv,‎ (DOI 10.1101/285734).
  2. Belen Lorente-Galdos, Oscar Lao, Gerard Serra-Vidal et Gabriel Santpere, « Whole-genome sequence analysis of a Pan African set of samples reveals archaic gene flow from an extinct basal population of modern humans into sub-Saharan populations », Genome Biology, vol. 20, no 1,‎ , p. 77 (ISSN 1474-760X, PMID 31023378, PMCID PMC6485163, DOI 10.1186/s13059-019-1684-5, lire en ligne, consulté le 24 mai 2019)
  3. (en) F. L. Mendez, J. C. Watkins et M. F. Hammer, « Global Genetic Variation at OAS1 Provides Evidence of Archaic Admixture in Melanesian Populations », Molecular Biology and Evolution, vol. 29, no 6,‎ , p. 1513–1520 (ISSN 0737-4038, DOI 10.1093/molbev/msr301).
  4. Ewen Callaway, « ‘Ghost population’ hints at long-lost migration to the Americas », Nature News,‎ (DOI doi:10.1038/nature.2015.18029, lire en ligne)