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Perchambault de la Bigotière

page d'homonymie d'un projet Wikimédia
Armes des Perchambault : d'azur, au sautoir endenté d'or, cantonné de 4 têtes de lion arrachées d'or, lampassées de geules
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Perchambault de La Bigotière


Un Perchambault de La Bigotière, né à Rennes, de la même famille que le précédent, quitta la France plusieurs années avant la Révolution française avec son père, qui avait figuré dans les troubles de la Bretagne et dans les actes de résistance du parlement. À l'époque de l'émigration, le jeune La Bigotière se rendit à Coblentz, et le cardinal de Rohan, dont il était allié, le présenta aux princes, en disant

« J'ai l'honneur de présenter à V. A. R. le chevalier de La Bigotière, mon parent, et le plus ancien émigré, car il est sorti de France dix ans avant nous. »

Cela faisait allusion à la manière dont étaient reçus de l'autre côté du Rhin les Français qui arrivaient par ceux qui avaient émigré quelques semaines avant eux. Apprenant ensuite la levée d'armes de la Vendée, La Bigotière passa à Jersey et s'embarqua pour la Bretagne. Ayant joint l'armée vendéenne après l'occupation de Saumur, il assista à la bataille du bois du Moulin-aux-Chèvres, où il eut un bras fracassé par un boulet. Ne voulant pas que les soldats quittassent le combat pour le secourir, il alla se cacher dans une métairie, où il resta quelque temps évanoui, et le soir il eut encore la force de se rendre dans un village voisin, puis à Cholet, où on lui fit l'amputation du membre fracassé, et quelques semaines après il fut guéri. Étant retourné à l'armée, il reçut une nouvelle blessure, ce qui ne l'empêcha pas de suivre les Vendéens dans leur virée de Galerne. On a imputé à ce chef royaliste d'avoir figuré dans la bande noire, ainsi nommée parce que ceux qui en faisaient partie portaient en signe de ralliement un crêpe noir au bras. Cette troupe, composée en grande partie d'Allemands et de déserteurs, commit beaucoup d'excès, et rien ne prouve qu'elle ait jamais vu dans ses rangs La Bigotière, qui se fit remarquer en toutes circonstances par sa loyauté autant que par sa bravoure. Il fut pris à la bataille du Mans, en 1794, conduit à la prison de l'Oratoire, et fusillé quelques jours après.

SourceModifier

« Perchambault de la Bigotière », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]