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Dans le monde de la tauromachie, le parón est une passe de cape. Le terme parón est aussi un terme d'équitation qui signifie : arrêt ou refus[1]. Le parón peut aussi s'exécuter à la muleta, produisant ainsi de grandes sensations dans le public. Le matador mexicain Lorenzo Garza en avait fait sa spécialité, suivi en cela par Manolete[2].

DescriptionModifier

Le matador exécute cette suerte en gardant les pieds joints et en se tenant immobile face au taureau[3]. C'est généralement une passe d'entrée pour le matador qui accueille le taureau près des barrières. Sorte de véronique très esthétique, elle demande une grande virtuosité au matador qui laisse retomber la cape devant son corps, à la verticale, comme un tablier (delantal)[1].

Mais elle est aussi très dangereuse si le taureau ne charge pas. Elle ne devrait être exécutée que par des animaux nobles. C'est en réalisant cette passe que le matador Julio Robles a été violemment heurté par Timador, un taureau de Cayetano Muñoz le 13 août 1990 à Béziers. Le matador a été jeté en l'air et la retombée sur le sol s'est soldée par des lésions cervicales irréversibles qui ont rendu Robles tétraplégique[3].

BibliographieModifier

  • Paul Casanova et Pierre Dupuy, Dictionnaire tauromachique, Marseille, Jeanne Laffitte, (ISBN 2862760439)
  • Robert Bérard (dir.), Histoire et dictionnaire de la Tauromachie, Paris, Bouquins Laffont, (ISBN 2221092465)
  • Claude Popelin et Yves Harté, La Tauromachie, Paris, Seuil, (ISBN 2020214334) (préface Jean Lacouture et François Zumbiehl)

Notes et référencesModifier