Orin (marine)

L'orin désigne le câble ou cordage, reliant un objet immergé[1] (ancre, bouée, mine, filet, casier, ...). avec pour fonction :

  • de repérer l'emplacement de l'objet immergé[1],
  • récupérer en cas de chute à l'eau ou de rupture d'un filin principal[1],
  • relever une ancre qui accroche : On parle d'oringuer une ancre[1],[2].
Orin sur une ancre.

EtymologieModifier

Observé pour la première fois en 1542[3], le terme dérive du néerlandais ooring qui désigne le cordage de l'anneau[2]. Le terme anglais, très utilisé en marine, est buoy rope[1].

SpécificationsModifier

Sur une bouée, le nœud est préférentiellement placé hors de l'eau, pour se faire, l'orin est frappé à un anneau de la bouée immergé et passe dans l'anneau immergé[4].

Certaines mines marines reliés à des lests (ou « crapauds »), les orins contrôlent leur profondeur d'immersion.

L'orin est frappé (fixé) à la bouée avec un nœud de cravate[4], l'objet immergé est frappé avec, un nœud d'empennelage ou d'un nœud d'orin[5],[6],[2]. En général, une ancre est frappée du jas jusqu'aux pattes ou le diamant[7] pour l'équilibrage lors de l'oringuage[8],[5],[6]. L'inconvénient est le risque pour les hélices[7] lorsque les bouée se multiplient dans des zones de mouillage. L'utilisation de flotteurs d'orin pour les ancres est de moins en moins répandu en plaisance[7].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Dictionnaire de la marine à voiles (PÂRIS et De BONNEFOUX, réédition de 1999), pages 476-477
  2. a b et c Dictionnaire de la Mer (Jean MERRIEN, Edition Omnibus, 2001), Page 621
  3. « CNRTL »
  4. a et b Manuel de matelotage et de voilerie à l'usage des marins professionnels et des plaisanciers (Georges DEVILLERS, Editions Maritimes et d'Outres-Mer, Paris, 1971), page 155
  5. a et b Manuel de matelotage et de voilerie à l'usage des marins professionnels et des plaisanciers (Georges DEVILLERS, Editions Maritimes et d'Outres-Mer, Paris, 1971), page 41
  6. a et b Le grand livre des noeuds (Clifford W. ASHLEY, Editions Gallimard Voiles, Paris, 2017), Pages 537-538
  7. a b et c Manoeuvre de port et de mouillage (Ivar DEDEKAM, Editions Voiles et voiliers (Paris), collection « Comprendre », 2009), page 63
  8. « www.lesnoeuds.com - Noeud-356 - Noeud-d'orin »


Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Clifford W. Ashley (trad. de l'anglais par KarinHuet), Le Grand Livre des Noeuds, Paris, Voiles Gallimard, (1re éd. 1944), 612 p. (ISBN 978-2-7424-4957-6)
  • Jean Merrien, Dictionnaire de la mer : Savoir-faire, traditions, vocabulaire, techniques, Paris, Omnibus, réédition 2001 (réimpr. 2014), 861 p. (ISBN 978-2-258-11327-5)
  • Edmond Parïs et Pierre de Bonnefoux, Dictionaire de marine à voiles (Détail des éditions), Paris, Editions du Layeur, (réimpr. 1999) (1re éd. 1859), 720 p. (ISBN 978-2-911468-21-6 et 2-911468-21-X)
  • Georges DEVILLERS, Manuel de matelotage et de voilerie à l'usage des marins professionnels et des plaisanciers, Editions Maritimes et d'Outres-Mer (Paris), , 445 p.
  • DEDEKAM Ivar (trad. de l'anglais), Manœuvre de port et de mouillage : Matelotage usuel ; Manœuvres au moteur ; Manœuvre à la voile ; Amarrage ; Mouillage sur ancre ; Prise de coffre, Paris, Voiles et voiliers (Paris), coll. « Comprendre », , 82 p. (ISBN 978-2-916083-10-0)

Articles connexesModifier