Opus Eponymous

album de Ghost
Opus Eponymous

Album de Ghost
Sortie
Enregistré 2010
Mayfire Studio
White Light Studio
Linköping, Drapeau de la Suède Suède
Durée 34:50
38:14 pour l'édition japonaise
Genre
Format CD, Vinyle, Téléchargement digital
Auteur-compositeur A Ghoul Writer
Producteur Gene Walker, Orgone Mastering
Label Rise Above Records
Metal Blades Records
Trooper Entertainment
Icarus Music

Albums de Ghost

Singles

  1. Elizabeth
    Sortie :

Opus Eponymous (Ouvrage Eponyme en latin, parfois stylisé Opvs Eponymovs) est le premier album studio du groupe de heavy metal suédois Ghost, sorti le .

 DéveloppementModifier

Après avoir dévoilé leur premier single auto-produit le , Elizabeth, le groupe signe chez le label britannique Rise Above Records qui les accompagnera tout au long de leur carrière.

L'écriture des chansons remonte à trois ans avant la sortie de l'album, entre 2007 et 2008[1], alors que le groupe était à peine en train de se former. Néanmoins la toute première chanson fut Stand By Him, qui remonte à 2006, bien avant que le groupe se soit formé. L'auteur principal, A Ghoul Writer, joua un riff de guitare en compagnie des futurs membres de Ghost, qui l'inspira totalement pour la suite de la chanson et la ligne directrice même du groupe :

« Alors que nous étions tous dans d'autres groupes, Ghost naquit alors que je jouais un riff aux autres. Je leur dis que c'était sûremement le plus heavy metal qui ait jamais existé. Alors je leur ai montré le riff d'ouverture de Stand By Him. Quand les chœurs me sont venus, ça a hanté mes rêves. À chaque fois que je prenais la guitare, ça finissait par ces accords, et quand j'ai posé des mots dessus, ça semblait crier pour des paroles sataniques[2] »

La production de l'album sera faite par Gene Walker et co-produite par Orgone Mastering (aujourd'hui Orgone Studios)[3]. L'enregistrement ne durera que quelques semaines[4] et aura lieu dans la ville de provenance du groupe, Linköping, dans un studio d'enregistrement appelé Mayfire Studio[5] : il s'agit d'un petit studio privé crédité chez seulement trois autres groupes de musique, dont les membres font partie de l'entourage direct de Ghost[6]. L'enregistrement fut dirigé par Simon Söderberg. Des enregistrements additionnels seront faits également dans un autre studio professionnel, White Light Studio, sous la direction de Joakim Kärling. De par la petite production de l'album, toutes les pistes des guitares rythmique et soliste furent jouées sur une Gibson SG Standard, ce qui donna selon les guitaristes « une sonorité plus metal traditionnel sur cet album », avec un ampli Orange Thunderverb 50 afin d'obtenir un son plus seventies[4].

Le mixage ainsi que le mastering se feront à Londres, dans les studios de la société les coproduisant sous la direction de Jaime Gómez Arellano.

Caractéristiques des chansonsModifier

Les chansons Con Clavi Con Dio ainsi que Genesis ont été composées par le groupe comme des valses, mais jouées plus rapidement[7].

La reprise de Here Comes The Sun des Beatles est un hommage au groupe, dont ils sont de grands fans[8].

« La plupart des groupes de metal rendent hommage à leur héritage, ayant besoin de jouer des chansons de groupes dont ils tentent de se rapprocher musicalement. Et ce serait si endormant si on commençait à faire du Alice Cooper, du Black Sabbath, du Pentagram, du Candlemass et toutes ces chansons qui sont considérées comme « marraines du Doom Rock ». Nous laissons ça aux autres, parce que bien que nous aimions ces groupes, et écoutons leurs albums, nous voulons faire quelque chose d'autre. Nous voulons trouver des chansons que nous pouvons nous approprier. Et les Beatles, je suis fan des Beatles depuis plus longtemps encore que j'écoute du hard rock, c'était donc très logique. En quelque sorte nous cherchons un angle d'attaque pour mieux renverser la chanson. Et c'est quelque chose qui correspond bien à la recette de Ghost pour les reprises, ce doit être une chanson qui a une sorte d'ironique tendance à être renversée. Et cette chanson semblait nous hurler « reprise »[8]. »

C'est pourquoi les membres de Ghost ont décidé de quelque peu abandonner le côté sombre de l'album sur cette chanson, quitte à être moins en harmonie avec les autres titres : ils voient même dans cette chanson une nudité, presque une fragilité qu'ils apprécient[7]. C'est avec celle-ci qu'ils débutent leur longue de liste de reprises de tubes du XXe siècle, souvent délibérément décalés à leur image et à leur univers, ce qu'ils trouvent « amusant »[8].

PochetteModifier

L'artwork de la pochette, réalisé par l'artiste suédois Basilevs 254[9] est un clin d’œil à la mini-série d'horreur de 1979 Les Vampires de Salem, inspirée du roman Salem de Stephen King : le vampire en arrière-plan est remplacé par la silhouette de Papa Emeritus, et on voit au premier plan à la place de la Maison Marsten une cathédrale, vraisemblablement la cathédrale de Linköping. Avec cette pochette Ghost se lie pour la première fois à l'univers des films d'horreur, ce qu'ils continueront de faire par la suite à la fois dans leur image et dans leur musique.

Liste des titresModifier

No Titre Durée
1. Deus Culpa 1:33
2. Con Clavi Con Dio 3:33
3. Ritual 4:28
4. Elizabeth 4:01
5. Stand By Him 3:56
6. Satan Prayer 4:38
7. Death Knell 4:36
8. Prime Mover 3:53
9. Genesis 4:12
34:50
Titre bonus de l'édition japonaise
No Titre Durée
10. Here Comes The Sun (Reprise des Beatles) 3:24
38:14

ClassementModifier

Pays Meilleure position
  Suède (Sverigetopplistan[10]) 30

CréditsModifier

GroupeModifier

  • Papa Emeritus - chant
  • The Nameless Ghouls - instruments : guitare soliste  , guitare rythmique  , basse  , batterie  , claviers  

AutresModifier

  • Producteur : Gene Walker
  • Mixage, mastering : Jaime Gómez Arellano
  • Enregistrement : Simon Söderberg
  • Enregistrement additionnel : Joakim Kärling
  • Artwork : Basilevs 254
  • Design : Trident Arts

Notes et référencesModifier

  1. (en) Natalie Zina Walschots, « Ghost », sur exclaim.ca, (consulté le 19 septembre 2015)
  2. (en) « Interview: Ghost B.C. » (version du 30 octobre 2013 sur l'Internet Archive).
  3. (en) « Orgone Studios - Clients », sur orgonestudios.com (consulté le 19 septembre 2015)
  4. a et b (en) Jon Wiederhorn, « Ghoul Intentions: Ghost B.C. Talk New Album, "Infestissumam", and Living in the Past », sur guitarworld.com, (consulté le 20 septembre 2015)
  5. (en) « Ghost - Opvs Eponymovs », sur discogs.com (consulté le 19 septembre 2015)
  6. (en) « Mayfire Studios », sur discogs.com (consulté le 19 septembre 2015)
  7. a et b (en) Toby Cook, « Masked Balls and Papal Bull: Ghost B.C. Interviewed », sur thequietus.com, (consulté le 19 septembre 2015)
  8. a b et c (en) Brandon Stosuy, « Show No Mercy: Ghost B.C. », sur pitchfork.com, (consulté le 20 septembre 2015)
  9. (en) « Basilevs 254 », sur metal-archives.com (consulté le 20 septembre 2015)
  10. « Ghost - Opus Eponymous », sur lescharts.com (consulté le 12 septembre 2015)

Liens externesModifier