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Oncle Charles s'est enfermé

roman de Georges Simenon

Oncle Charles s'est enfermé
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Éditions Gallimard
Lieu de parution Paris
Date de parution 1942
Nombre de pages 214

Oncle Charles s'est enfermé est un roman policier belge de Georges Simenon paru en 1942.

Sommaire

RésuméModifier

Ce soir-là, quand Charles est rentré du bureau, il s'est enfermé au grenier, avec des provisions. Malgré la surprise, la vie de la famille n'en a pas moins poursuivi son cours, avec Laurence, l'épouse ménagère indolente et molle, et les trois filles, préoccupées surtout de leurs sorties. Après plusieurs jours pendant lesquels on cherche en vain à faire sortir Charles de sa réclusion, Henri Dionnet, son beau-frère, propriétaire d'une fabrique de conserves, chez qui Charles est occupé comme comptable, est venu, lui aussi, pour le raisonner.

Le lendemain, Charles reprend son travail et Henri fait une crise cardiaque. Charles, petit employé minable, se sent maintenant le plus fort. C'est qu'il a compris l'origine de la prospérité de son beau-frère depuis qu'il a découvert les lettres que Sylvie, une entremetteuse de haut luxe, avait envoyées à Henri pour lui réclamer 50 000 francs en paiement d'un « service » rendu. Car Henri s'était débarrassé de Bonduel, son associé malade, en l'attirant chez Sylvie où ses excès l'avaient perdu et conduit à la mort... Or Henri, lorsqu'il s'est rendu chez son beau-frère enfermé, a eu la preuve que celui-ci était au courant. Terrassé par sa crise et follement inquiet de ce qui pourrait arriver, il supplie Charles de porter la somme en question à Paris en échange du silence de Sylvie ; il lui propose même de sortir du coffre une somme à sa convenance. Charles exécutera la mission, mais ne touchera pas à l'argent : il n'en a plus besoin. Une obligation dérobée à Henri vient de sortir au tirage et lui rapporte 500 000 francs. Voilà pourquoi il s'était enfermé : il avait besoin de réfléchir...

Se sachant riche sans que personne ne s'en doute, Charles a retrouvé sa modeste place au bureau où tout est comme avant. Que Camille se marie, que Lulu se suicide, que Mauricette s'en aille, il savoure, quant à lui, la joie d'épier en silence son beau-frère pour le faire « crever de peur, à petit feu »...

Aspects particuliers du roman[1]Modifier

Récit qui ménage un double point de vue. Les jours pendant lesquels Charles reste enfermé dans son grenier, sont vécus avec la famille qui s’agite, sans comprendre. Dès que Charles reprend son travail, le point de vue glisse, et c’est lui que l’on suit dans le long cheminement de ses explications, de ses problèmes et de ses sentiments.

« Oncle » fait référence à la parenté collatérale qui compte plusieurs enfants, lesquels ne jouent cependant aucun rôle dans le roman.

Fiche signalétique de l'ouvrageModifier

Cadre spatio-temporelModifier

EspaceModifier

Rouen. Paris.

TempsModifier

Époque contemporaine.

Les personnagesModifier

Personnage principalModifier

Charles Dupeux. Comptable, marié, quatre filles dont trois vivent sous le toit familial. 48 ans.

Autres personnagesModifier

  • Laurence, épouse de Charles
  • Lulu, Camille, Mauricette, ses filles
  • Henri Dionnet, beau-frère de Charles, époux d’Elise, sœur de Laurence.

AdaptationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.

Liens externesModifier

BibliographieModifier