Okada Hankō

peintre japonais

Okada Hankô, de son vrai nom: Okada shuku, surnom: Shi-U, nom familier: Uzaemon, noms de pinceau: Hankô, Kanzan et Dokushôrô, né en 1782 à Osaka, mort en 1846, est un peintre japonais.

Okada Hankō
Rain in the deep mountains.jpg
Okada Hankô, Pluie dans les montagnes profondes (1841)
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
岡田 半江Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

BiographieModifier

Peintre de l'école de Nanga (peinture de lettré), Hankô commence par être l'élève de son père Okada Beisanjin (1744-1818). Il est considéré dans l'ensemble comme meilleur peintre que ce dernier, bien qu'il ait été parfois sous-évalué. Comme son père, il sert le seigneur de Tôdô mais se retire en 1822 et dès lors gagne sa vie comme peintre à Osaka. Il devient l'ami de Chikuden (1777-1835)[1].

Il élargit beaucoup sa culture picturale en étudiant les peintures chinoises reproduites au Japon à l'époque, et notamment les styles de Mi Fu (1051-1107), Zhen Wu (1280-1354) et Huang Gongwang (1269-1354), Qichang Dong (1555-1636) et Wang Hui (1632-1717). Il acquiert ainsi, dans ses paysages, une grande maîtrise de la lumière et de l'atmosphère et de leur relation avec l'espace. Avec le peintre Yamamoto Baiitsu (même époque), Hankô est l'un des rares artistes à savoir ainsi manier la couleur et sa connaissance profonde de la peinture chinoise n'y est pas étrangère. Si Hankô n'est pas l'un des grands maîtres du Nanga, c'est avec lui néanmoins qu'apparaît une nouvelle maîtrise technique du dessin, de la composition, de l'évocation spatiale, maîtrise qui disparaît par la suite[2].

BibliographieModifier

  • (fr) Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 6, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2-7000-3016-8), p. 728-729
  • (fr) Maurice Coyaud, L'Empire du regard – Mille ans de peinture japonaise, Paris, éditions Phébus, Paris, , 256 p. (ISBN 2-85940-039-7), p. 46
  • (en)J. Cahill: Sholar painters of japan: Nanga School, New York, Asia House Publications, 1972

Notes et référencesModifier

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  1. Maurice Coyaud, L'Empire du regard – Mille ans de peinture japonaise, Paris, éditions Phébus, Paris, , 256 p. (ISBN 2-85940-039-7), p. 46
  2. Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 6, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2-7000-3016-8), p. 728-729

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