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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Numa et Charlier.

Numa Charlier
Numa Charlier
Le commandant dans son bureau du fort (image 3D)

Naissance
Schaerbeek (Bruxelles)
Décès (à 46 ans)
Boncelles (Seraing)
Origine Drapeau de la Belgique Belgique
Grade Commandant
Années de service 1914-1940
Faits d'armes Bataille de Liège (Fort de Boncelles)

Numa Charlier, né le à Schaerbeek et décédé le à Boncelles (Seraing), était un officier belge durant la Première Guerre mondiale et durant la Deuxième Guerre mondiale. Il fut le dernier commandant du Fort de Boncelles.

Numa Charlier fut volontaire de guerre en 1914. Durant cette guerre il fut nommé sous-lieutenant d'artillerie. Après la Première Guerre mondiale, il resta à l'armée et suivit des cours à l'École royale militaire. En 1928 il y obtint son diplôme d'ingénieur. En 1929, il obtint le grade de capitaine et prit le commandement du Fort de Boncelles. En 1935, il fut promu commandant. Par après il refusa une nouvelle promotion pour pouvoir rester commandant du Fort de Boncelles.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, dès le , le fort de Boncelles fut bombardé par la 251e division d'infanterie allemande et ensuite par les stukas de l'aviation allemande. Le commandant Numa Charlier était resté en poste avec cinq officiers, deux candidats sous-lieutenant de réserve, trois médecins, l'aumônier et environ 170 hommes.

Le 15 mai après une réunion avec ses officiers, et face aux dégâts considérables occasionnés au fort qui ne possédait plus de moyens de défense, le commandant Charlier décida de ne pas se rendre et de rester encore au fort avec 25 volontaires. Numa Charlier fit détruire les documents confidentiels tels que les cartes, les codes et le cryptographe du fort. Il ne garda que le journal de campagne du fort, qui sera par après récupéré par les Allemands.

Le monument aux morts de Boncelles

Une forte explosion détruisit l'entrée du fort. Cette explosion se produisit au-dessus d'un caniveau d'aération et provoqua une double onde de choc traversant le système d'aération du fort et la galerie centrale. Le commandant Numa Charlier, qui se trouvait à ce moment dans le local du central téléphonique a été touché par ces deux ondes de choc. Ces deux compressions suivies de brutales décompressions provoquèrent sa mort.

En mémoire du commandant Numa Charlier, la phrase Me rendre ? Jamais ! figure sur le fronton du monument aux morts à l'entrée du fort de Boncelles, seul fort des 12 fortifications de Liège à ne pas s'être rendu.

En souvenir du commandant Charlier, la commune de Boncelles a appelé une de ses voiries, la rue du Commandant Charlier.

RéférencesModifier