Noyau mésencéphalique du trijumeau

Noyau mésencéphalique du trijumeau
Nerbio trigeminoaren nukleoak.tif
Identifiants
Nom latin
Nucleus mesencephalicus nervi trigeminiVoir et modifier les données sur Wikidata
TA98
A14.1.05.409Voir et modifier les données sur Wikidata
TA2
5887Voir et modifier les données sur Wikidata
FMA
54568Voir et modifier les données sur Wikidata

Le noyau mésencéphalique du trijumeau est un des trois noyaux sensitifs du nerf trijumeau.

Il est impliqué dans la proprioception réflexe du parodonte[1] et le contrôle des muscles masticateurs de la mâchoire[2]. Sa fonction est le contrôle de la fermeture de la mâchoire afin de préserver l'intégrité de la dentition.

Pour soutenir cette fonction de protection réflexe, les nerfs mécano-récepteurs du ligament parodontal détectent le mouvement des dents et transmettent ces informations vers le noyau mésencéphalique.

De même, les fibres afférentes des fuseaux musculaires des muscles masticateurs sont stimulées par la contraction de ces muscles. Par contre les récepteurs de l'articulation temporo-mandibulaire et les organes tendineux de Golgi des muscles de la mâchoire ne transmettent pas d'information au noyau mésencéphalique[3].

Contrairement à de nombreux noyaux du système nerveux central, le noyau mésencéphalique ne contient pas de synapses chimiques mais est électriquement couplé[4]. Les neurones de ce noyau sont des neurones pseudo-unipolaires qui reçoivent des informations proprioceptives de la mandibule et envoient les informations au noyau moteur trijumeau pour relayer les réflexes de la mâchoire.

Le noyau mésencéphalique est la seule structure du système nerveux central à contenir des corps cellulaires des neurones sensoriels de premier ordre.

EmbryologieModifier

Les neurones pseudo-unipolaires du noyau mésencéphalique dérivent de la crête neurale. Cependant, au lieu de rejoindre le ganglion trijumeau, les neurones migrent dans le tronc cérébral.

Aspect cliniqueModifier

Cliniquement, en raison de sa fonction réflexe, le noyau mésencéphalique peut être testé avec le réflexe de la mâchoire.

Du fait de sa fonction dans la proprioception orale, les lésions du noyau trijumeau mésencéphalique provoquent des effets sur l'alimentation[5].

Le noyau mésencéphalique peut être considéré simplement comme le "noyau de préservation des dents" en empêchant de mordre assez fort pour perdre une dent sur les aliments contenant par exemple. os, pépins de cerises, noyaux d'abricots, etc.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Physiological and morphological characteristics of periodontal mesencephalic trigeminal neurons in the cat--intra-axonal staining with HRP », Brain Research, vol. 505, no 1,‎ , p. 91–110 (PMID 2611682, DOI 10.1016/0006-8993(89)90119-4)
  2. « Two types of jaw-muscle spindle afferents in the cat as demonstrated by intra-axonal staining with HRP », Brain Research, vol. 514, no 2,‎ , p. 219–237 (PMID 2357539, DOI 10.1016/0006-8993(90)91418-g)
  3. « A functional analysis of the components of the mesencephalic nucleus of the fifth nerve in the cat », Journal of Physiology, vol. 226, no 1,‎ , p. 249–261 (PMID 4263681, PMCID 1331163, DOI 10.1113/jphysiol.1972.sp009983)
  4. « Electrotonic coupling between neurones in the rat mesencephalic nucleus », Journal of Physiology, vol. 212, no 1,‎ , p. 45–63 (PMID 5545184, PMCID 1395705, DOI 10.1113/jphysiol.1971.sp009309)
  5. Yokoyama, Kinoshita, Muroi et Ishii, « The effects of bilateral lesions of the mesencephalic trigeminal sensory nucleus on nocturnal feeding and related behaviors in mice », Life Sciences, vol. 93, nos 18–19,‎ , p. 681–686 (PMID 24063988, DOI 10.1016/j.lfs.2013.09.015)