Nándor Tánczos

personnalité politique néo-zélandaise

Nándor Tánczos
Illustration.
Fonctions
Député à la Chambre des Représentants
(élu sur la liste du Parti vert)
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Nationalité Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Parti politique Parti vert d'Aotearoa Nouvelle-Zélande
Diplômé de Université de Waikato
Religion rastafari

Nándor Tánczos, né le en Angleterre[1], est un homme politique néo-zélandais. Membre du Parti vert, il est député à la Chambre des représentants de 1999 à 2005 et de 2005 à 2008. Personnage « haut en couleur »[2], il est le premier rastafari à siéger au Parlement néo-zélandais[3].

Jeunesse et étudesModifier

Il naît en Angleterre d'un père hongrois et d'une mère sud-africaine métisse. Lorsqu'il a sept ans, sa famille émigre en Nouvelle-Zélande. Adolescent, il s'intéresse au mouvement anarchiste[2]. Il obtient une licence en psychologie et en sociologie à l'université de Waikato, et un diplôme en gestion durable des terres à l'Institut Unitec de technologie (en) à Auckland[1].

De 1997 à 2003 il est le copropriétaire et directeur de la boutique Hempstore Aotearoa, qui vend des produits herbacés énergisants, généralement à base de chanvre, réservés aux adultes. Bien que ces produits soient légaux, ils lui attirent des critiques de la part de députés conservateurs[4],[1].

Engagement politiqueModifier

De 1983 à 1986, au Royaume-Uni, il milite en soutien à la grève des mineurs et pour le désarmement nucléaire[1].

De retour en Nouvelle-Zélande, il est candidat malheureux aux élections législatives de 1996 sous l'étiquette du Parti pour la légalisation du cannabis[1]. Il s'engage au sein du Parti vert et devient coordinateur de la branche des « Verts sauvages » (Wild Greens), qui prônent la désobéissance civile et la légalisation du cannabis [5]. En 1999 les « Verts sauvages » saccagent un champ de culture de pommes de terre génétiquement modifiées, en application de leur philosophie d'action directe. Tánczos est soupçonné d'y avoir pris part, mais n'est pas arrêté, faute de preuves[6],[2].

Il est élu député au scrutin de liste lors des législatives de 1999, devenant rapidement une figure connue du grand public. Il est fortement critiqué par la droite durant la campagne électorale, pour son engagement auprès des « Verts sauvages » et pour avoir admis qu'il fumait régulièrement du cannabis en tant que rastafari[2],[7]. En 2002, le député Craig McNair, du parti Nouvelle-Zélande d'abord (populiste), porte plainte à son encontre pour usage de produit illicite. Tánczos est interrogé par la police, mais n'est pas arrêté, la police indiquant qu'elle n'a pas matière à constater un délit avéré[8].

Réélu en 2002, il perd son siège de justesse aux élections de , puis le retrouve en raison du décès du député vert Rod Donald en novembre. Durant ses trois mandats de député, Tánczos obtient la création d'un organisme indépendant d'investigation des violences contre les détenus, l'autorisation de production commerciale du chanvre et l'adoption de sa proposition de loi autorisant les mineurs à blanchir leur casier judiciaire au bout de sept ans (Criminal Records (Clean Slate) Act 2004). Il copilote la loi de minimisation des déchets adoptée en 2008, qui introduit des normes et procédures pour rendre plus efficace et plus écologique la gestion des déchets[2]. Début 2008 il annonce qu'il ne visera pas un quatrième mandat, ne souhaitant pas s'éterniser au Parlement[9].

Lors de son discours d'adieu au Parlement en , il salue ses collègues en ces termes : « Je suis arrivé au Parlement en pensant que vous êtes tous une bande de salopards [all a bunch of bastards]. Et j'avais tort. Il y a bon nombre de bonnes personnes ici. La notion même que tous les politiques sont malhonnêtes est erronée ». Pour autant, il regrette les conflits partisans stériles au sein de l'assemblée et les désaccords de partis entre personnes qui s'accordent en réalité sur le fond. Il accuse les médias de ne s'intéresser qu'aux querelles de personnes au Parlement et de se désintéresser totalement des débats de fond. Il conclut en se libérant des « chaînes » du temps chronométré, qui « nous déconnecte des rythmes naturels de la vie et de la planète », en fracassant sa montre à coups de marteau dans l'enceinte de la chambre[7].

RéférencesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a b c d et e (en) Fiche biographique, Parlement néo-zélandais
  2. a b c d et e (en) "The legacy of Nandor", Stuff.co.nz, 26 juin 2008
  3. (en) "Tanczos takes a dreadlock holiday", Stuff.co.nz, 27 janvier 2010
  4. (en) "Tanczos criticised over Hemp Store", TVNZ, 30 septembre 2002
  5. (en) "Confusion over final make-up of NZ govt", Australian Broadcasting Corporation, 8 décembre 1999
  6. (en) "A Vote For Fitzsimons = Vote For Bradford/Tanczos", Communiqué de presse du Parti national, 25 octobre 1999
  7. a et b (en) "Nandor shatters shackles of time", New Zealand Herald, 27 juin 2008
  8. (en) "Police say no case to answer against Nandor Tanczos MP", New Zealand Police, 20 décembre 2002
  9. (en) "Nandor not standing in 2008 election", communiqué de presse du Parti vert, 17 janvier 2008

Liens externesModifier