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Mont sainte Marie l'Égyptienne
Речная пойма.jpg
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Le Mont Sainte-Marie est un site remarquable[1] situé dans les environs de Rostov Veliki, сIl associe patrimoine naturel et archéologique aussi immatériel. Le lieu-dit est situé au bord de la rivière Sara, à proximité du village de Krasnoramenye, dans l'oblast de Yaroslavl en Russie. Il comprend une colline fortifiée de l'âge de fer, des tumulus (kourgane), un cimetière médiéval et des traces d'habitat.

Sommaire

Mention dans les chroniquesModifier

Il est fait pour la première mention du Mont Sainte-Marie dans la chronique de la bataille de Lipitsa en 1216.

«Ils armèrent alors Vsevolod et sa droujina et l'envoyèrent rejoindre Constantin, Eux-mêmes descendirent la Volga, puis abandonnant les charrois ils remontèrent à cheval et se dirigèrent vers Péréyaslavl en guerroyant. Quand ils arrivèrent établissement fortifié qui se trouve sur la rivière Sara près de l'église Sainte-Marie, le 9 avril jour de Pâques, le Prince Constantin les rejoignit accompagné des gens de Rostov. Grande fut la joie de la rencontre, ils baisèrent la croix et envoyèrent Vladimir de Pskov avec un détachement à Rostov, et eux-mêmes, arrivant Pâques closes avec les troupes, dressèrent le camp devant Péréyaslavl»[2].

Propriété du clergéModifier

Le lieu est tombé à l’abandon aux XVI—XVII siècles. Il est mentionné ainsi à 1685

«Terrain de l’Église de Marie l'Égyptienne de la déciatine de Pereslavl-Zalesski, du district de Konioutsky, près du village de Youdino, sur la rivière Sara, Anton Vassiliévitch Beklemichev posséde ce terrain[3]».

Les sites archéologique sont complétés par l'environnement naturel: la forêt de feuillus est composée de chênes, d'érables, d'aulnes glutineux, d'ormes et de frênes. Les biologistes y ont trouvé des représentants de la flore et de la faune inscrits sur la Liste rouge de l'UICN. Au pied du mont se trouve la source Sainte Marie, vénérée jusqu’à présent par les habitants[2].

Travaux des historiens locauxModifier

La première mention imprimée du mont Sainte-Marie date de 1789:

«Digne d'interêt, car dans la localité de ce même village de l'autre côté de la rivière Sara en direction de Pereslavl-Zalesski se trouve un mont d'assez haute taille, aux côteaux recouverts d'une forêt variée et formant en son sommet un plateau où jadis s'élevait un couvent»[4]

Les cartes topographiques des XVIII, XIX et du début du XX siècle indiquent les frontières d'arpentage de trois parcelles portant les noms: «Sainte Marie», «Kolokolenka» et «Popovka» confirmant l'existence ici d'un terrain ecclésiastique. L'historien local de Rostov Andreï Alexandrovitch Titov prête une attention particulière à ce site:

«À environ trois verstes du village de Krasnoramenye se trouve un mont escarpé et fort haut, couvert de forêt. La rivière Sara coule à ses pieds. Le point de vue qui s'ouvre de la montagne est charmant. Cette montagne est connue dans toute la contrée sous le nom de “Mont Sainte-Marie” et on aperçoit sur ses pentes des traces de tumulus. La tradition populaire rapporte que dessus se trouvait autrefois un couvent portant le nom de Sainte-Marie, brûlé par les envahisseurs et l'on voit aujourd'hui à cet endroit comme des traces des bâtiments. En contrebas, entre la montagne et la Sara se trouve une source sainte, d’ailleurs peu profonde. D’après une légende populaire elle est apparue suite à la chute d’une grosse cloche lors de la mise à sac du monastère. En fait, cette montagne doit faire l'objet d'une étude minutieuse qui permettra de jeter une lumière nouvelle sur ce site indéniablement historique».

Etudes contemporainesModifier

Au XXe siècle les archéologues D. A. Ouchakov, A. E. Leontiev, K. I. Komarov se sont rendus au Mont Sainte-Marie, ont mené des recherches, ont établi des plans de fouilles et ont classé le patrimoine archéologiques au titre de site protégé. Ils ont tous souligné la beauté de l'endroit et la richesse de son patrimoine culturel[5]. Au XXIe siècle, les collaborateurs du musée «Ростовский кремль», A. L Karetnikov, A. V. Kisseliov, et I. V. Kouptsov ont rédigé plusieurs articles scientifiques basés sur des études de terrain[6].

PatrimoineModifier

En 2004-2014 le lieu a fait l'objet de fouilles sauvages qui ont causé des dommages irréparables au patrimoine archéologique. Le 29 août 2014 le gouvernement de la région de Yaroslavl a délivré à la compagnie “Nikintskiy karier” un permis à des fins d'exploration et d'exploitation minière de granulat, sur la zone Krasokamenie dans le district de Rostov. La zone d'exploitation de la carrière empiète sur la zone archéologique protégée.

SiteModifier

En 2015 l'éparchie de Yaroslavl de l'église orthodoxe russe a demandé officiellement l'inscription du Mont Sainte-Marie au registre du patrimoine culturel protégé « site remarquable »[7]. Le 21 septembre 2015 le département de protection du patrimoine culturel a émis un avis favorable et inscrit le mont au registre[8].

Excursions et pèlerinagesModifier

Au XXI siècle ce site attire les touristes[3] et les pèlerinsПаломничество на Гору святой Марии,, plusieurs sorties scolaires y ont été organisées[4]. thumb En 2015 un groupe de bénévoles a commencé à aménager le site, le sentier du village de Filimonovo au Mont Sainte-Marie a été balisé, les passerelles et accès à la source sainte ont été réparés.

RéférencesModifier

  1. Site remarquable ou réalisations humaines ou œuvres combinées de l'homme et de la nature, y compris les lieux d'existence traditionnelle des arts populaires, les centres d'habitats historiques ou fragments d'infrastructure citadine ou de constructions, les lieux de mémoire, les paysages culturels et naturels liés à l'histoire de la formation des peuples et autres groupements éthniques sur le territoire de la Fédération de Russie, à des événements historiques (y compris militaires), à la vie de personnages historiques notables ; le patrimoine archéologique » Loi fédérale du 25/06/2002 N73-FZ (rédaction du 30/12/2015) Sur les éléments du patrimoine culturel (monuments de l'histoire et de la culture) des peuples de la Fédération de Russie)
  2. Повесть о битве на Липице / подг. текста, перевод и комментарии Я. С. Лурье // Библиотека литературы Древней Руси. СПб., Т. 5. XIII век. С. 76-77.
  3. Описание документов и бумаг хранящихся в Московском архиве министерства юстиции. Книга вторая. СП-б, 1872. С. 134.
  4. Новый и полный географический словарь Российского государства Ч.VI. М., 1789. С. 104, 105.
  5. А. Е. Леонтьев «Гора святой Марии» // Сообщения Ростовского музея. Вып. VI. Ростов, 1994. С. 218—230.
  6. а)А. В. Киселев Почитаемое место «Марья Святая» в окрестностях с. Филимонова Ростовского района // История и культура Ростовской земли. 2003. Ростов, 2004. С. 308—325
    б) Купцов И. В. Археологические разведки на территории Ростовского района в 2006 и 2010 гг. Предварительные итоги // История и культура Ростовской земли 2010. Ростов, 2011. С. 68-79.
    в) Купцов И. В. Бобрецов И. В. Исторический некрополь городища Филимоново: опыт археологического и антропологического исследования // Археология: история и перспективы. Шестая межрегиональная конференция. Сборник статей / Под ред. А. Е. Леонтьева. Ярославль, Рыбинск, 2014. С. 102—115.
  7. Федеральный закон от 25.06.2002 N 73-ФЗ (ред. от 30.12.2015) «Об объектах культурного наследия (памятниках истории и культуры) народов Российской Федерации» (с изм. и доп., вступ. в силу с 01.01.2016). Статья 3.
  8. Приказ Департамента охраны объектов культурного наследия Ярославской области 007 в/15 от 21.09.2015 г. Ярославль. [1]

Liens externesModifier