Mohamed Abdullahi Mohamed

diplomate et homme politique somalien

Mohamed Abdullahi Mohamed
محمد عبد الله محمد
Illustration.
Mohamed Abdullahi Mohamed en 2017
Fonctions
Président de la République fédérale de Somalie
En fonction depuis le
(3 ans, 8 mois et 9 jours)
Élection
Premier ministre Omar Abdirashid Ali Shermarke
Hassan Ali Khayre
Mahdi Mohamed Guled (intérim)
Mohamed Hussein Roble
Prédécesseur Hassan Sheikh Mohamoud
Premier ministre de Somalie

(7 mois et 19 jours)
Président Sharif Sheikh Ahmed
Prédécesseur Abdiwahid Elmi Gonjeh (intérim)
Omar Abdirashid Ali Shermarke
Successeur Abdiweli Mohamed Ali
Biographie
Nom de naissance Maxamed Cabdulaahi Maxamed
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Mogadiscio (Somalie)
Nationalité somalienne, américaine[1]
Parti politique Tayo
Diplômé de Université d'État de New York à Buffalo
Profession Professeur de technologie
Religion Islam sunnite
Résidence Villa Somalia (Mogadiscio)

Mohamed Abdullahi Mohamed
Premiers ministres de Somalie
Présidents de la République fédérale de Somalie

Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Mohamed Farmaajo, né le à Mogadiscio, est un diplomate et homme d'État somalien, ancien Premier ministre et actuel président de la République de Somalie depuis le .

BiographieModifier

 
Mohamed Abdullahi Mohamed

Origines et familleModifier

Mohamed Abdullahi Mohamed, est né dans une famille d'activistes originaire de Gedo, dans le sud de la Somalie. Ses parents étaient affiliés à l'un des premiers partis politiques du pays, la Ligue de la jeunesse somalienne qui a agi après la tutelle italienne dans le pays[2]. Il appartient au clan des Darod[3]. Son surnom Formaajo, de l'italien « formaggio » signifiant « fromage », lui viendrait de son père[2].

Débuts politiquesModifier

Dès 1982, Mohamed Abdullahi Mohamed s'engage auprès du ministère des affaires étrangères. Il est premier secrétaire à l'ambassade de Somalie aux États-Unis de 1985 à 1989. En 1988, il critique le gouvernement somalien, de ce fait, il renonce pour sa sécurité à retourner dans son pays et reste aux États-Unis. Il devient résident et diplômé de l'Université d'État de New York à Buffalo. Il crée en 1991 le parti politique Tayo et en devient le secrétaire général. Il travaille plusieurs années en tant que gestionnaire pour l'égalité de l'accès de l'emploi dans le comté d'Érié puis au sein de la municipalité de Buffalo avec le département des transports[4]. Il est naturalisé américain et a la double nationalité.

Premier ministreModifier

Il est Premier ministre du jusqu'à sa démission le [3]. Il retourne ainsi à Buffalo pour y reprendre son ancien travail[5].

Présidence de la RépubliqueModifier

Le , il est élu président de la République après un vote au suffrage universel indirect. Après sa défaite en 2012, ce fut sa deuxième élection présidentielle en tant que candidat.

Depuis cette date, sa tâche est immense, car il doit contribuer à reconstruire l'État Somalien, ou tout s'est effondré en 1991 : il n'y a plus de fonctionnaires (enseignants, postiers, etc.), et il doit négocier ferme pour obtenir des fonds pour tenter de reconstruire un embryon d'État. Il pense, comme de nombreux experts, qu'il faudra des décennies pour reconstruire le pays.

Le , il est confronté à une motion de censure déposée par 92 des 275 députés somaliens, ayant pour raison : « Le président a violé la constitution en s'engageant dans un protocole d'accord secret avec des pays étrangers", en l'occurrence l'Ethiopie et l'Erythrée, portant notamment sur la "gestion des ports" et sur "l'unification du pays avec l'Erythrée et l'Ethiopie" »[6].

PositionsModifier

En tant qu'américano-somali, il parle couramment anglais et somali. Ainsi, il est attaché à l'écriture du somali en caractères latins et s'oppose à une utilisation indifférente des caractères latins et arabes. Il pense qu'une langue possédant deux systèmes d'écriture serait un obstacle au développement du pays, déjà très touché par l'analphabétisme. De surcroît, les caractères latins sont utilisés par la plupart des langues parlées en Occident. Il est aussi favorable à l’instauration de l'anglais comme seconde langue officielle mais les élus somaliens s'y opposent.

Notes et référencesModifier

  1. « En Somalie, le « moins corrompu » des candidats élu président », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 17 octobre 2017)
  2. a et b « Qui est Mohamed Abdullahi Mohamed, le nouveau président somalien ? »
  3. a et b « Somalie: l'élection de "Farmajo" suscite joie et espoir à Mogadiscio », sur leparisien.fr, 2017-02-08cet18:08:17+01:00 (consulté le 12 décembre 2018)
  4. (en) « After a Break to Run Somalia, Back at His Cubicle »
  5. (en) « Somali Prime Minister Returns to Previous Job in New York »
  6. « Le président confronté à une motion de censure en Somalie », sur VOA (consulté le 12 décembre 2018)

Articles connexesModifier

Lien externeModifier