Ouvrir le menu principal
Michaël Prazan
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (48 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Autres informations
Directeur de thèse

Michaël Prazan, né le à Paris, est un écrivain et réalisateur français.

Sommaire

BiographieModifier

Michaël Prazan est le petit-fils d'Avram Prazan, ressortissant de Pologne immigré dans les années 1920, arrêté le lors de la rafle des Juifs étrangers de l'est parisien dite « rafle du billet vert » et mort, ainsi que sa femme Estera, à Auschwitz. Son père, enfant caché qui a échappé au réseau gestapiste de Pierre Lussac grâce à l'héroïsme d'une résistante, Thérèse Léopold, qui sera une des quarante-neuf survivantes du convoi des 31 000[1], mais aussi à un concours de circonstances, fait après-guerre fortune dans le commerce de vêtement et lui offre, ainsi qu'à son frère aîné Franck Prazan, une enfance confortable mais, par trop d'exigences, conflictuelle[2].

Adolescent, Michaël Prazan a une scolarité compliquée. Il fait des études de lettres modernes et de langue française à la Sorbonne, puis part en 1994 au Japon, où il enseigne le français à l’Alliance française de Nagoya pendant près de deux ans. De retour en France en 1996, titulaire d’un CAPES de lettres, il enseigne la littérature dans différents lycées de l’académie de Créteil tout en rédigeant des articles pour des quotidiens, magazines et revues. Après avoir publié plusieurs essais, il obtient un doctorat en stylistique à la Sorbonne et réalise des films documentaires.

Passionné d’histoire contemporaine, il s’intéresse aux mouvements radicaux des années 1960 et aux idéologies meurtrières (nationalisme, terrorisme d’extrême gauche, antisémitisme, islamisme radical, négationnisme). Après avoir écrit un livre sur la sanglante épopée de l’Armée rouge japonaise (Les fanatiques, Seuil 2002), il réalise un film documentaire pour Arte (Japon, les Années rouges) tout en poursuivant ses activités de journaliste et d’enseignant.

Il a animé sur RCJ une émission de débat hebdomadaire avec Tristan Mendès France[3].

Il publie sa thèse au mois de aux éditions Calmann-Lévy sous le titre L’Écriture génocidaire : l’antisémitisme en style et en discours. Dans la foulée d’un documentaire et d’un ouvrage consacrés à la personnalité emblématique et controversée des années 1960-1970 Pierre Goldman (Pierre Goldman, le frère de l’ombre (Seuil 2005), L’assassinat de Pierre Goldman (France 3 – Kuiv productions, 2005), il cesse d’enseigner pour se consacrer à l’écriture et à la réalisation. Suivront des essais et des films sur le massacre de Nankin de 1937, Roger Garaudy ou Ariel Sharon.

Michaël Prazan a publié en 2007 un premier roman, La Maîtresse de Charles Baudelaire chez Plon. Il a écrit et réalisé Einsatzgruppen, les commandos de la mort, un documentaire sur le génocide des Juifs de l'Est par les commandos mobiles de tueries et leurs supplétifs[4], au cours de l'opération Barbarossa de . Un film de trois heures, diffusé en deux parties sur France 2 au mois d'. Il a reçu le prix du meilleur documentaire du Jewish Motifs International Film festival de Varsovie en 2010 et a bénéficié du soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah[5].

Il a été président du jury de la sélection documentaire du 25e festival international du film d'histoire de Pessac en 2014.

Prises de positionModifier

En , Michaël Prazan soutient l'interdiction des spectacles de Dieudonné[6].

ŒuvresModifier

LivresModifier

  • Une tradition de la haine. Figures autour de l’extrême droite, éditions Paris-Méditerranée, essai, 1999.
  • La Maladie no 9, Berg International éditions, récit historique, 2001.
  • Les Fanatiques. Histoire de l'Armée rouge japonaise, éditions du Seuil, document, 2002.
  • L’Écriture génocidaire : l’antisémitisme en style et en discours, Calmann-Lévy, essai, 2005.
  • Pierre Goldman, le Frère de l’ombre, Seuil, biographie, 2005.
  • Roger Garaudy : itinéraire d’une négation, coécrit avec Adrien Minard, Calmann-Lévy, essai, 2007.
  • La Maîtresse de Charles Baudelaire, Plon, roman, 2007.
  • Le Massacre de Nankin, entre mémoire et oubli, Denoël, enquête historique, 2007.
  • Einsatzgruppen, Seuil, enquête historique, 2010.
  • Une histoire du terrorisme (avec la collaboration de Christiane Ratiney), Flammarion, 2012.
  • Frères Musulmans : enquête sur la dernière idéologie totalitaire, Grasset, 2014.
  • La Passeuse, Grasset, 2017.

Films documentairesModifier

  • Auteur du documentaire historique La Maladie no 9 (BFC productions). Diffusé 6 avril 2001 sur La Cinquième.
  • Auteur, réalisateur, chef opérateur du film Japon, les Années Rouges (Kuiv productions). Diffusé dans le cadre des mercredis de l’histoire, Arte, le 6 février 2002.
  • Auteur, réalisateur, chef opérateur du film L’assassinat de Pierre Goldman (Kuiv productions – France 3), diffusion le 13 janvier 2006 – Sélection officielle FIPA 2006 (Biarritz, janvier 2006).
  • Auteur, réalisateur du film Nankin : la mémoire et l’oubli (Les Poissons volants ; Rosem films – France 5), diffusion mars 2007 – Sélection officielle FIPA 2007 (Biarritz, janvier 2007). ; Sélection officielle au Chicago International Documentary Festival (Chicago, avril 2007).
  • Auteur, réalisateur du film Le dernier combat d’Ariel Sharon (Kuiv-productions ; Arte). Diffusion mai 2008.
  • Auteur, réalisateur du film Einsatzgruppen, les commandos de la mort (Kuiv productions - France 2), diffusé en deux parties en avril 2009.
  • Auteur (avec Annette Wieviorka), réalisateur du film Le Procès d'Adolf Eichmann (Kuiv productions - France 2), diffusion avril 2011.
  • Auteur, réalisateur de la série documentaire Une histoire du terrorisme (3 × 60 min) (Doc en stock - France 3), diffusion mars 2012.
  • Auteur, réalisateur du film La Confrérie, enquête sur les frères musulmans (Histoire immédiate - France 3), diffusion mai 2013.
  • Auteur, réalisateur du film Ellis Island : une histoire du rêve américain (Les Films d'un jour - Arte), diffusion le 11 mars 2014 - Prix FIAT / IFTA 2014 de la meilleure utilisation des archives dans un film documentaire.
  • Auteur (avec Valérie Igounet), réalisateur du film Les Faussaires de l'histoire (Talweg - France 5), diffusion le 28 septembre 2014.
  • Auteur (avec Christiane Ratiney), réalisateur du film « DAS REICH ; Une division SS en France » (90 min Nilaya production – France 3 - Arte), diffusion le 02 mars 2015.
  • Auteur, réalisateur du film « Le Combattant de la paix ; Benjamin Ferencz » (30 min Kuiv productions – France 3 ), diffusion le 02 mars 2015 - Prix du public, sélection Panorama du Festival du film d'histoire de Pessac, édition 2016.
  • Auteur, réalisateur (avec Christiane Ratiney) de Beatles vs Rolling Stones ; it's not only rock'n roll (52 min, TV-presse - France 5), diffusion le 11 février 2016.
  • Auteur, réalisateur de Vichy, la mémoire empoisonnée (90 min, Talweg productions - France 3), diffusion le 16 mai 2016.
  • Auteur, réalisateur de La passeuse des Aubrais (80 min, INA productions - Arte), prix du meilleur documentaire (jury professionnel), et prix des jeunes journalistes de l'Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine au Festival international du film d'histoire de Pessac. Prix Fondation Auschwitz 2016-2017. Etoile de la SCAM 2017.
  • Auteur, réalisateur de L'exercice de la justice (110 min, TV-presse - France 3), diffusion diffusé en deux parties le 14.06.18[7].
  • Auteur (avec Assia Kovrigina), réalisateur de GOULAG(s), (80 mn, TV-presse - France 2), diffusion le 02.04.19[8]


Notes et référencesModifier

  1. Ch. Rousseau, « Michaël Prazan au nom du père », Le Monde, p. 25, 13 juin 2017.
  2. M. Prazan, La Passeuse des Aubrais, Arte, 2016, 85 min.
  3. http://www.liberation.fr/medias/1997/04/05/apres-la-tenue-de-propos-revisionnistes-en-direct-le-20-mars-le-csa-tance-radio-courtoisie-extraits-_203430.
  4. « Einsatzgruppen, les commandos de la mort - 1. Les Fosses (juin-décembre 1941) 2. Les Buchers (1942-1945) – Un film de Michaël Prazan », sur film-documentaire.fr (consulté le 20 décembre 2017).
  5. « Einsatzgruppen, les commandos de la mort. Un film de Michaël Prazan », sur fondationshoah.org, Fondation pour la mémoire de la Shoah (consulté le 20 décembre 2017).
  6. « Après des semaines d'agitation et d'évidents « troubles à l'ordre public », le Conseil d'État a statué : interdiction des spectacles de Dieudonné. Cris d'orfraie de son public, mais aussi sur les plateaux de télé, dans les tribunes de nos médias, parmi nos plus belles âmes qui n'ont toujours pas compris ou refusent de comprendre que Dieudonné n'est pas un humoriste et que ses meetings ne sont pas des spectacles. […] Reste que les dommages infligés à la société française sont considérables. Car si l'on arrive à faire taire Dieudonné — rien n'est moins sûr —, il aura tout de même, pendant dix ans de prosélytisme actif et souterrain, réussi à embrigader une frange non négligeable de la jeunesse française, une jeunesse qui constitue pour partie la France de demain. »« Le rire et l'outrance : la tradition française de l'antisémitisme », Le Monde, 23 janvier 2014.
  7. Fiche documentaire L'exercice de la justice, France3, 2017, 110 min. sur site : http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/52985_1.
  8. « « Goulags » : un road-movie en quête de mémoire », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 6 avril 2019)

Liens externesModifier