Mémorial de la Vendée

Mémorial de la Vendée
Présentation
Type
Architecte
Christine de Vichet, Philippe Noir[1]
Construction
Inauguration
Commanditaire
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Pays
Région
Département
Commune
Adresse
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Gare
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Le Mémorial de la Vendée est construit à proximité immédiate de la Boulogne et de l'Historial de la Vendée (inauguré en 2006) aux Lucs-sur-Boulogne. La bâtisse commémorative a été réalisée par l'agence Touring (Christine de Vichet et Philippe Noir)[1] et rend hommage aux victimes des colonnes infernales de la guerre de Vendée, et plus particulièrement aux victimes[4] du massacre des Lucs-sur-Boulogne du 28 février 1794.

Le monument se veut également le mémorial de toutes les victimes de l'ensemble des totalitarismes, et c'est à ce titre qu'Alexandre Soljenitsyne l'a inauguré le [3],[5] devant 30 000 personnes[6].

Il est le point de départ du « Chemin de la Mémoire » qui se termine à la chapelle du Petit-Luc, restaurée en 1867, où sont inscrits les noms des victimes de la tuerie de 1794.

Le mémorialModifier

ArchitectureModifier

D’aspect très sobre[3], le mémorial[7] est composé de quatre blocs de quartzite sombre. L’architecture est minimaliste, de couleur uniformément grise. Le bâtiment est construit pour être favorable au recueillement, à la paix et au pardon[3]. Deux portes impressionnantes et imposantes ornent le bâtiment de chaque côté.

Description intérieure et symboliqueModifier

À l’intérieur du bâtiment, il y a 4 salles, chaque salle représentant un thème[8] :

L’évocation de l’anéantissement de la Vendée

Dans cette salle quasiment nue se trouvent un bac de sable ainsi qu'un écran où défilent des images au graphisme sobre presque abstrait, évoquant l’insurrection et l’extermination de la Vendée sur une musique de Rémi Gousseau.

Les objets symboliques
 
Sacré-Cœur vendéen.

Les objets qui ornent la pièce sont les suivants : des tapisseries, des chapelets cousus sur un tissu, des petits sacré-cœurs en creux ou en relief sur une étoffe, un ostensoir en carton évoquant le culte clandestin des prêtres réfractaires, des faux à la lame retournée et quelques outils devenus des armes de combats, le chapeau rabalet des paysans de 1793.

Les textes historiques

Dans cette salle se trouvent dix panneaux où sont inscrits des discours de députés la Convention stigmatisant la révolte vendéenne[8], ainsi qu’une allée d’eau et de genêts conduisant à deux statues en schiste qui symbolisent un couple de Vendéens.

Le souvenir du massacre

Dans cette salle trône un cube nu avec au sol des petites pierres dressées, représentations des martyrs anonymes (sculpture de Jacky Besson[8]). Tout cela est baigné dans une lueur pâle propice au recueillement. Le Vexilia Regis, hymne de l'Armée catholique et royale de Vendée, est recomposé dans une musique originale.

Sortie du mémorialModifier

Au bout d'une passerelle traversant la Boulogne, l'œuvre Le Mur calciné, réalisée par le sculpteur Pierre Culot[8], évoque les habitations détruites au pied de la colline, colline qu'il faut gravir pour atteindre la chapelle. Elle est accompagnée d'une autre œuvre, La Déchirure végétale[3]. Le chemin est ponctué de citations de l’écrivain paysan vendéen Jean Rivière et du poète Paul Claudel, entre autres.

La chapelle du Petit-LucModifier

La chapelle du Petit-Luc[9] a été érigée en 1867 à l’endroit même du chœur[10] de l’ancienne église Notre-Dame du Petit-Luc (seule partie conservée), détruite le 28 février 1794 par les armées républicaines. L'édifice a été restauré en 1867 à l’initiative du curé Jean Bart. À l’intérieur de la chapelle figurent sur les murs 22 tables de marbre comportant les noms des victimes massacrées lors de la nuit du 28 février 1794, recensés dans un cahier du curé de la paroisse de l'époque, Charles Vincent Barbedette, et redécouvert par Jean Bart[11].

Lien externeModifier


Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Mémorial de la Vendée », Avesta (consulté le 28 février 2018)
  2. « Fiche technique du Mémorial » [PDF], Avesta (consulté le 28 février 2018)
  3. a b c d et e Collectif, GEOguide Pays de la Loire, Gallimard Loisirs, 901 p. (ISBN 9782742442775, lire en ligne), « Autour des Lucs-sur-Boulogne »
  4. Entre 500 et 590 civils.
  5. Texte intégral du discours prononcé par Alexandre Soljenitsyne, le samedi 25 septembre 1993, aux Lucs-sur-Boulogne, pour l’inauguration du Mémorial de Vendée : « Il y a deux tiers de siècle, l'enfant que j’étais lisait déjà avec admiration dans les livres les récits évoquant le soulèvement de la Vendée, si courageux, si désespéré. Mais jamais je n'aurais pu imaginer, fût-ce en rêve, que, sur mes vieux jours, j'aurais l'honneur d'inaugurer le monument en l'honneur des héros victimes de ce soulèvement [...] »
  6. Journal de l'année, Larousse, (lire en ligne)
  7. Guide de visite du Mémorial par le Conseil Général de la Vendée
  8. a b c et d École départementale des Arts et du Patrimoine (Vendée), « Support de l'animation de l'enseignant » [PDF], Conseil départemental de Vendée (consulté le 28 février 2018)
  9. Fiche détaillée petit patrimoine: chapelle du petit Luc
  10. Lucus: Association de Recherches et d'Etudes pour la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine Lucquois
  11. Alain Gérard, « Les Lucs, Vendée 1794 : l'histoire d'un trou de mémoire », dans Jean-Pierre Bardet, Dominique Dinet, Jean-Pierre Poussou, Marie-Catherine Vignal, État et société en France aux XVIIe et XVIIIe siècles : Mélanges offerts à Yves Durand, Presses Paris Sorbonne, coll. « Centre Roland Mousnier » (no 5), , 548 p. (ISBN 9782840501510, lire en ligne)