Lucien Langlet

Lucien Langlet, né le 21 août 1927 à Bapaume, en Artois, et décédé accidentellement le 5 février 1985[1] à Beaurains [2] est un artiste peintre qui s'est illustré par ses toiles aux styles impressionniste et cubiste, ses vitraux et dessins.

Lucien Langlet
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Naissance

Bapaume
Décès
(à 57 ans)
Beaurains
Nationalité
Française
Activité
Artiste peintre
Formation
École des beaux-arts de Lille, lauréat en 1947

BiographieModifier

Né le à Bapaume, il est le fils du peintre décorateur et peintre animalier Daniel Langlet[3]. À seize ans, il suit les cours des Beaux-Arts de Lille, section peinture[3].

Élève de Constant Cléty et Léonce Bocquet[3], il est Lauréat en 1947 et obtient le 1er prix de portrait. Après quelques mois passés à Antibes où il découvre les couleurs et la lumière de la Méditerranée, il part pour le service militaire en juin 1947. Affecté à Marrakech, il consacre tous ses loisirs à la peinture.

En 1948 c’est le retour à la vie civile. Il fréquente et suit les conseils du sculpteur Emile Morlaix, prix de Rome. Il obtient ensuite une bourse pour l’Italie où il découvre Rome et Florence, et leur prestigieux passé artistique.

C’est après ce voyage qu’il se consacre pendant une dizaine d’année à la technique du vitrail, notamment en travaillant avec le maître verrier Gaston Surty, à Lille. Il n’abandonne pas la peinture pour autant. Dans le même temps, il est admis à Paris, au Salon National des Beaux-Arts, au Salon d'Automne, au Salon des Indépendants, au Salon des artistes français dont il est Sociétaire[4],

Il participe à l’exposition Universelle de Bruxelles (Belgique) en 1958 puis de Moscou (URSS) en 1961 en tant qu’adjoint de l’architecte en chef Maurice Gauthier, responsable des secteurs culturels. Il marque de son empreinte les pavillons français des expositions universelles de Montréal (Canada) en 1967 et d’Osaka (Japon) en 1970.

Membre fondateur du Lions Club de Bapaume en 1958, il devient membre des Rosati[2] en 1967. Président de l’Harmonie municipale en 1965, conseiller municipal en 1971 puis adjoint à la culture de la ville, il est élu à l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras en 1981[5].

Le 5 février 1985, le long d’une de ces routes au milieu d’un paysage qu’il peignait merveilleusement, il décède lors d'un accident de voiture.

StyleModifier

Lucien Langlet aimait la poésie, la musique, la bande dessinée, l’écriture. Sa peinture est marquée du même sceau de l'éclectisme. L'artiste a été tour à tour portraitiste, aquarelliste, cubiste, mystique. Seule constante, l'influence du vitrail dans la perception des lumières et des couleurs. S'il travaillait aussi bien l'aquarelle que le fusain, c'est la technique de la peinture au couteau qui reste la plus présente dans son oeuvre.

On a pu voir sa peinture évoluer dans le temps. A l'image des impressionnistes, ses premières œuvres, figuratives, étaient bien souvent peintes en extérieur : villes, rues, quartiers mais aussi paysages en France et à l'étranger. Quelques années plus tard (à partir des années 1970) ce sont des compositions qu'ils nous présentent, fruit d'un long travail en atelier. En effet, de retour dans son atelier de Bapaume, s'inspirant de ses esquisses, il travaillait la géométrie de ses oeuvres avant de finaliser ses créations à l'huile sur toile.

2 œuvres de "jeunesse" sont étonnamment précurseurs de cette deuxième période : Collioure (1952), et Les Pénitentes (1951) 1er prix au salon d'automne de Paris 1952.

Il maîtrisera cette technique, et créera cette expression facilement reconnaissable sur de nombreuses toiles, comme sur la série dédiée aux 4 saisons ou Dolce Vita, et inspirée de la technique du vitrail qui joue avec les rayons de lumière.

On peut citer parmi ses thèmes favoris différentes périodes : villes, villages et rues puis, paysages et marines et enfin, nus et thèmes bibliques et mythologiques.

GalerieModifier

Peintures à l'huile sur toileModifier

Vitraux[6]Modifier

Sanctuaire de Kerizinen (Finistère) et église saint Gery de MaingModifier

DessinsModifier

Principales expositions personnellesModifier

  • 1962 – US Galerie de la Baume – Paris
  • 1970 – Galerie Nichido – Tokyo
  • 1973 – Galerie de Vallombreuse – Palm Beach, Floride, États-Unis
  • 1974 – Galerie Mouffe – Paris
  • 1975 – Galerie Durcan – Paris
  • 1978 - Hôtel de ville Moers, Allemagne[7]
  • 1980 et 1982 – Galerie Torillec – Arras
  • 1984 - Hôtel de ville - Bapaume[8]

Principales récompensesModifier

  • Médaille d’Argent de l’Académie d’Arras
  • Médaille d’Argent de la ville de Paris
  • Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres (1971)[9].
  • 1er prix de peinture de l’Illustration de la Société des Poètes (1974)
  • Prix d’excellence de Grand Prix des 7 Collines à Rome (1976)
  • Médaille d’Or du cercle international d’Art Contemporain (1976)
  • Lauréat du Salon des Artistes Français (Paris 1977)
  • Élu à l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras (1980)

Reconnaissance institutionnelleModifier

EHPAD Foyer de vie Lucien Langlet [10],[11],[12].

RéférencesModifier

  1. Journal La Voix Du Nord 6 février 1985
  2. a et b « LANGLET Lucien », sur academie-arras.fr (consulté le 2 mai 2020)
  3. a b et c « LANGLET Lucien », sur academie-arras.fr (consulté le 23 janvier 2021).
  4. société des artistes français, le salon 1976 "la liberté", pages 104
  5. « Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras, 15e fauteuil »
  6. René Decobert, « Le temps des cathédrales n'est pas mort », La Voix du Nord,‎
  7. (de) Kes, « Kunst aus Bapaume setzt neuen Akzent », Reimische Post,‎
  8. Jean Gérard Cailleaux, « le Langlet nouveau arrive », La Voix du Nord,‎
  9. « Archives du Bureau du Cabinet du ministre de la Culture. Ordre des arts et lettres (1962-2000) 20020281/1-20020281/33 », sur culture.gouv.fr (consulté le 23 janvier 2021), p. 3.
  10. « - La nouvelle maison de retraite de Bapaume, symbole d’une renaissance », sur La Voix du Nord, (consulté le 2 mai 2020)
  11. « Avec la résidence Langlet, l’hôpital de Bapaume veut croire en sa renaissance », sur L'Avenir de l'Artois, (consulté le 2 mai 2020)
  12. « EHPAD Lucien Langlet : Pose de la première pierre au CH de Bapaume »,

BibliographieModifier

  • « Lucien Langlet », La Revue moderne des arts et de la vie,‎ , p. 8 (lire en ligne)