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Laurent Moutinot

politicien suisse

Laurent Moutinot
Illustration.
Laurent Moutinot
Fonctions
Conseiller d'État du canton de Genève
Élection
Réélection
Prédécesseur Philippe Joye
Successeur Isabel Rochat
Président du Conseil d'État du canton de Genève
Prédécesseur Charles Beer
Successeur David Hiler
Prédécesseur Micheline Calmy-Rey
Successeur Robert Cramer
Député au Grand Conseil du canton de Genève
Législature 53e (1993-1997)
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Genève (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti socialiste suisse (PSS)
Profession Avocat
Homme politique
Résidence Lancy

Laurent Moutinot, né le à Genève, est une personnalité politique suisse membre du Parti socialiste.

BiographieModifier

À 19 ans, il devient correspondant genevois de la communauté religieuse de Taizé. En 1978, il obtient son brevet d'avocat alors qu'il préside la Ligue genevoise des droits de l'homme[1].

Il exerce au barreau de Genève de 1978 à 1997 et œuvre parallèlement comme avocat-conseil au sein l'ASLOCA avant d'en devenir le président en 1990[2],[3]. Il entre en 1987 au Parti socialiste avec l'appui de l'ancien conseiller d'État Willy Donzé.

Il effectue dès 2010 plusieurs voyages autour du monde[4], traversant notamment le Burkina Faso, le Ghana, le Soudan et le Cambodge. Il a publié ses récits de voyages dans quatre livres, parus aux Éditions Slatkine.

Il est le père de trois enfants qu'il a élevé dans la commune de Bellevue, où il a habité depuis le milieu des années 1980 jusqu'en 2013. Depuis 2013, il est domicilié à Lancy.

Parcours politiqueModifier

Député au Grand Conseil entre 1993 et 1997, il est chef du groupe parlementaire socialiste de 1994 à 1996.

Élu au Conseil d'État le , il prend la tête du département de l'aménagement, de l'équipement et du logement. Il est réélu le tout comme le , date à laquelle il prend en charge le nouveau département des institutions, qui regroupait avant justice, police et sécurité. Il préside par ailleurs le Conseil d'État en 2002-2003 puis à nouveau en 2007-2008. Le bilan de ses activités à la tête du département des institutions est controversé[5], notamment à cause des problèmes de sécurité à Genève et pour sa gestion de l'arrestation en juillet 2008 de Hannibal Kadhafi à Genève[6].

En 2014, il devient président de la fondation du Stade de Genève, sauvée de la faillite en 2016 grâce à une subvention annuelle de 1,84 million de francs suisses pour 4 ans[7],[8].

Il prend la présidence de la Chambre des relations collectives de travail (CRCT)[9] en 2013 et y a été réélu en novembre 2017 pour 6 ans.

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « La condition de détention à Genève et en Suisse », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  2. « Le nouveau pape des locataires », Journal de Genève,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  3. « L'Asloca genevoise? Un tremplin royal pour les politiciens de gauche », Le Nouveau quotidien,‎ (lire en ligne)
  4. « Que sont-ils devenus ? Laurent Moutinot a troqué la voiture de fonction contre un beau vélo » [vidéo], Couleurs locales, sur Play RTS, (consulté le 6 février 2018)
  5. « Laurent Moutinot est-il trop consensuel pour être efficace au Conseil d'Etat genevois? », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 6 février 2018)
  6. « Miguel Stucky écrit une lettre ouverte », 20 Minutes,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2018)
  7. « La Fondation du Stade est sauvée de la faillite », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2018)
  8. « Zefix – Index central des raisons de commerce »
  9. « Organisation et composition », sur https://www.ge.ch/crct/organisation.asp (consulté le 7 février 2018)