Ouvrir le menu principal

Laetare de Stavelot

Le carnaval de Stavelot
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moussi.

La lætare de Stavelot est une fête traditionnelle se déroulant dans la ville belge de Stavelot en province de Liège pendant la fête du Lætare, le quatrième dimanche du carême. Cette fête, une des plus populaires de Wallonie, est aussi connue pour ses acteurs principaux : les Blancs Moussis[1].

Un Blanc Moussi
Défilé des Blancs Moussis

Les Blancs MoussisModifier

Stavelot est restée pendant plusieurs siècles la capitale de la principauté de Stavelot-Malmedy. Elle était dirigée par un prince-abbé.

Ce dernier aurait interdit à ses religieux de se mêler aux réjouissances populaires. Les Stavelotains qui appréciaient la présence des religieux à leur fête, renâclèrent à cette interdiction et décidèrent de la tourner en dérision à leur façon. Ils participèrent d'abord à une fête déguisés eux-mêmes en moines jusqu’à ce que tombât une nouvelle interdiction. Alors, faisant appel à leur imagination, ils créèrent en 1502 un costume blanc avec capuchon, évoquant plus discrètement l'habit monacal. Cet habit fut finalement autorisé par le prince-abbé. Les Stavelotains ajoutèrent à ce déguisement un étrange masque, impersonnel, avec un très long nez rouge et pointu : les Blancs Moussis (en français : les habillés en blanc) étaient nés.

Groupe emblématique de la lætare de Stavelot et un des symboles du folklore wallon, les Blancs Moussis existent donc depuis plus de cinq siècles. Mais ils n'eurent pas toujours la vie facile. Durant la période française, leurs sorties furent interdites pour n'en être que plus actives après 1820.

En 1947, ils s'érigèrent en confrérie vénérable avec chevalerie d'honneur aux costumes rutilants et leur nombre ne cessa d'augmenter. Ils sont devenus les ambassadeurs dynamiques du folklore belge et leur présence en invités d'honneur aux carnavals de Düsseldorf, Cologne, Compiègne, Saint-Quentin... a contribué au renom de la ville de Stavelot.

Pendant le défilé folklorique, les Blancs Moussis lancent des confettis, dansent, donnent des coups de vessie de porc gonflée, amusent le public, sautillent, grognent, intriguent, imitent les spectateurs. Lors du rondeau final sur la place Saint-Remacle, les Blancs Moussis entraînent les spectateurs dans de folles farandoles autour du perron des libertés stavelotaines. Ensuite, ils profitent de la dispersion du cortège pour placarder sur les murs des maisons et les vitrines des commerces, des affiches avec des jeux de mots raillant parfois certains Stavelotains et Stavelotaines victimes d'une anecdote ou d'un incident dans les mois précédents.

Autres groupes folkloriques et harmoniesModifier

 
Char VLF - Laetare Stavelot 2013
  • Les Artisans
  • Les Boga's
  • Les Clownettes
  • Les Clowns cyclistes
  • Les Djoyeûs Cooytais (les joyeux de Coo)
  • Les Djoyeûs Pign'teûs (les joyeux buveurs)
  • L'Émulation
  • Les Grosses Tiesses (les grosses têtes)
  • La Jeunesse stavelotaine
  • Les Joyeux Lurons
  • Les Lollipops
  • Les Luitons
  • Les Mum's
  • L'Orphée
  • La Ribambelle
  • Le Réveil ardennais
  • Les Ribouldingues
  • Les Saint-Louis
  • Les Tchèts d'Nute (les chats de nuit)
  • Les Vétérans
  • Vive La Fête
  • Les Z'iFonés
  • Les Zygomars
  • Vive la fête

Chaque année, trois prix sont attribués au meilleur groupe folklorique sur base de l'animation, des déguisements et de la décoration du char. En 2013, le classement général est revenu au groupe Vive La Fête.

La fêteModifier

La lætare de Stavelot avec plus de 2200 figurants et une moyenne de 35 000 spectateurs est une fête très populaire. L'édition du demi-millénaire en 2002 a même attiré un public de 47 000 personnes. Cet événement est l'œuvre collective de toute une cité. Chaque édition voit la présence dans le cortège de quelques groupes folkloriques venus de l'étranger.

Cette fête doit aussi sa réputation à ses canons à confettis qui propulsent dans la foule plus de 5 tonnes de ces petits papiers multicolores.

En 2017, la 515e édition a lieu le week-end du 26 mars.

ParcoursModifier

Le départ du cortège a lieu en haut de la ville à la rue du Doyard. Le cortège descend ensuite la rue Neuve, emprunte la rue du Vinâve avant de passer une première fois sur la place Saint-Remacle. Ensuite, le cortège du laetare poursuit par la rue Haute, la rue devant les Capucines et l'avenue des Démineurs jusqu'au rond point. La descente vers la ville basse est entamée par l'avenue Nicolay et la rue du Châtelet jusqu'à la place Wibald. Arrivé au bas de la ville, le cortège entame sa remontée finale en passant par la rue des Tanneries, la rue du Haut Rivage et la rue Vinâve pour arriver à la place Saint-Remacle où le rondeau final commence.

ProgrammeModifier

Le programme des festivités se décline sur trois jours :

  • Le samedi :
  • Le dimanche :
    • Dès 14h : grand cortège folklorique se terminant par le rondeau des Blancs Moussis sur la place Saint-Remacle.
    • Podiums de fanfares, harmonies et bandas à l'Abbaye.
    • Vers 21h : feu d'artifice.
    • Nuit blanche des Blancs Moussis.
  • Le lundi :
    • Dès 15h : sortie des sociétés folkloriques et musicales.

Articles connexesModifier

Source et lien externeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Venant du wallon "blanc-moussî", substantiation de "blanc moussî", habillé de blanc. En wallon, le substantif a) prend toujours un accent circonflexe sur li I final b) s'écrit avec un trait d'union c) le mot "blanc" ayant une valeur adverbiale (habillé de blanc) est invariable ⇒ des blanc-moussîs.