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La Main enchantée

nouvelle de Gérard de Nerval
Page d'aide sur l'homonymie Pour l'adaptation télévisuelle, voir La Main enchantée (téléfilm).

La Main enchantée
Publication
Auteur Gérard de Nerval
Langue Français
Parution Drapeau : France
dans Le Cabinet de lecture
Recueil
La Bohème galante
Intrigue
Genre Nouvelle fantastique

La Main enchantée est une nouvelle fantastique publiée par Gérard de Nerval dans Le Cabinet de lecture du 24 septembre 1832 sous le titre La Main de gloire : histoire macaronique, accompagnée de cette note : « Extrait des Contes du Bousingo, par une camaraderie ». Deux volumes in-octavo paraissent vers le 15 novembre. Reprise en 1852 dans Contes et facéties, puis en 1855 dans le recueil La Bohème galante, elle est alors coiffée du titre sous lequel elle est connue aujourd’hui.

RésuméModifier

Un drapier, Eustache Bouteroue, a été provoqué en duel. Effrayé, il va trouver maître Gonin, escamoteur, montreur de singe et sorcier[1], œuvrant sur le Pont-Neuf, et lui demande un charme capable de lui assurer la victoire. Gonin lui oint la main droite d’une substance magique et lui déclare que s’il ne l’a payé dans les huit jours, il disposera de la main sur laquelle a été versée la drogue fatale. Eustache court au combat et tue son ennemi, mais il ne veut livrer à Gonin ni l’argent, ni le gage. Pour éviter de remplir sa promesse, il demande sa protection à Chevassut, le lieutenant civil. L’ayant obtenue, il voit à ce moment même sa main droite souffleter le magistrat, puis le resouffleter encore, jusqu’à ce qu’on vienne arrêter le coupable. Conduit au supplice, Bouteroue meurt mais bientôt la main que Gonin a ointe de la substance magique « s'agitat joyeusement, comme la queue d'un chien qui revoit son maître » et le bourreau coupa la main possédée qui détachée du cadavre fit plusieurs bonds au-dessus de la tête des gens qui sont venus voir pendre Eustache, et alla rejoindre le sorcier qui l’attend non loin du lieu où se dresse la potence.

AnalyseModifier

La Main enchantée rappelle le conte fantastique d’Hoffmann intitulé Les Secrets, où le jeune étudiant Théodore est frappé par une main invisible au milieu d’un banquet. Ce sujet a été repris notamment par Alphonse Karr dans la Main du diable, où le héros, M. Guillaume, est placé non sous l’emprise d’un charme magique, mais sous l’influence d’une idée fixe.

AdaptationModifier

Liens externesModifier

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RéférencesModifier

  1. « Un escamoteur s'y était établi (....) sur cette table, se promenait un fort beau singe. Maître Gonin était le nom que tout le monde lui donnait ».